Par Bouzid Chalabi

Après une éclipse d’une année, pandémie de covid-19 oblige, le rendez-vous incontournable de l’industrie agro-alimentaire revient. En effet, le Salon Djazagro, c’est de lui dont il s’agit, va se tenir du 22 au 25 novembre courant au Palais des expositions des Pins-Maritimes (Safex/Alger).

A cette occasion, la société Promosalons, créatrice de cet événement, a organisé mercredi un point de presse de présentation de la 18e édition de ce salon, dédiée exclusivement aux professionnels du secteur. Nabil Bey-Boumezrag, Directeur général de la  société, qui animait la conférence, a d’emblée précisé que l’édition de cette année « va se dérouler sous le signe de la relance de la production nationale ». Non sans révéler que « c’est sous l’insistance des opérateurs, soucieux de retrouver leur clientèle, que le salon de cette année va se tenir en dépit de la persistance de la pandémie». Il a, cependant, tenu à faire remarquer que si les éditions précédentes ont connu une très grande participation de 600 à 700 exposants, le Djazagro 2021 rassemble 130 opérateurs seulement, majoritairement nationaux, en raison de la pandémie qui demeure encore effective sur le terrain ». Toujours dans ce même ordre d’idées, le Directeur général de Promosalons considère que ce nombre d’exposants, représentant les principaux leaders de l’agroalimentaire dans  notre pays, demeure « honorable, eu égard  au contexte sanitaire mondial ». Comme il fera observer dans ce sens : « Précédemment, il y avait un fort pourcentage d’exposants étrangers mais, cette fois, la tendance  s’est  inversée, et la participation à cette 18e édition est surtout axée sur la production locale. » Il a en outre confié : «  Certes, dans le secteur de l’agroalimentaire, des activités n’ont pas été impactées ou du moins faiblement par la crise sanitaire. Par contre, c’est dans l’équipement que l’impact  négatif s’est fait le plus sentir.  C’est ce qui explique l’engouement des opérateurs versés dans l’équipement à vouloir participer à cette édition et d’où leur forte participation ».

Le Directeur général s’est ensuite prêté aux questions des représentants des médias. Interrogé sur la possibilité d’organiser d’autres éditions du salon par le  biais du digital, Bey-Boumezrag a souligné tout de go qu’«  étant donné que le  Djazagro est avant tout un salon professionnel, cela implique que les exposants et les visiteurs côtoient les visiteurs. Autrement dit, les opérateurs économiques  sont beaucoup plus pour le contact humain, et c’est une occasion pour eux de faire connaissance de la concurrence dans leur corps de métier ». Toujours dans ce même sillage de salon virtuel, il argumenté qu’« il y a eu a l’étranger des essais pour organiser des salons virtuellement, mais cela c’est traduit par peu de réussite ». Il a enfin fait observer que les exposants accordent une grande importance aux contacts et échanges directs avec les professionnels, clients nationaux et internationaux. «  C’est aussi pour eux une opportunité à saisir dans la perspective de nouer un partenariat et également viser des parts de marché plus conséquentes », a-t-il conclu.

Notons qu’en marge du salon, seront organisées des conférences animées  par des experts du secteur et autres intervenants. Selon les prévisions des organisateurs, ils s’attendent à un record de visiteurs, ce qui démontre toute l’audition gagnée par Djazagro chez les professionnels depuis sa création en 2003.