Le coût global de réalisation de la Grande Mosquée d’Alger qui sera inaugurée le 1er novembre prochain s’élève à 898 millions d’euros, a indiqué hier lundi le ministre des Finances, Aymen Benabderrahmane.

«Loin des surenchères avancées çà et là, le véritable coût global des affectations allouées à la construction de ce monument religieux, civilisationnel et politique est de 898 millions d’euros et non 3 milliards», comme colporté, a déclaré le ministre sur les ondes de la radio nationale. «Un budget en monnaie nationale a été affecté aux entreprises de sous-traitance ayant contribué à la construction de ce monument», a précisé le ministre. Aymen Benabderrahmane, qui intervenait sur les ondes de la radio nationale, a également abordé d’autres sujets liés à son secteur comme la réforme du système fiscal et la crise de liquidité. Pour ce qui est du manque de liquidité constatée depuis plusieurs mois, le ministre l’impute au ralentissement de l’activité économique durant le confinement entre les mois de mars et juillet et assure que cette problématique sera définitivement réglée avant le mois d’octobre prochain. Une échéance à partir de laquelle l’activité économique devrait revenir à son état normal, espère le ministre. Sur un autre volet, l’argentier du pays a salué les initiatives de banques d’user de la «finance islamique». La question avait, pour rappel, été posée par la BNA. Quant au volet de la fiscalité, le ministre a précisé que le système actuel ne s’appuyait pas sur des normes scientifiques. Une situation qui constitue un «obstacle» pour la diversification de l’économie du pays et la sortie de la dépendance quasi-exclusive aux seuls revenus de l’imposition du secteur pétrolier, a-t-il ajouté. D’autant, qu’en plus de l’évasion fiscale, beaucoup d’opérateurs ne sont aujourd’hui pas soumis à l’impôt, explique en substance Aymen Benabderrahme. A ce titre, il a annoncé le lancement d’une réforme profonde du système de collecte des impôts. Le ministre a par ailleurs ajouté que les premiers résultats positifs, notamment l’élargissement de la population fiscale et la diminution des impôts de certains secteurs économiques, devraient être visibles dès la loi de finance 2021. n