Avec des hauts et des bas, comme c’est souvent le cas dans les bilans de Sonatrach, celui du 1er semestre 2018 n’est pas vraiment différent des autres. Durant le 1er semestre 2018, les exportations globales ont totalisé un volume de 51,25 millions de tonnes équivalent pétrole (Tep), dont 3,2 millions de Tep constitue la part de production revenant aux partenaires de Sonatrach, au titre des contrats de partage de production.

Elles ont atteint, sur la même période de 2017, 35,95 millions de Tep. Comme on peut le constater, la baisse des exportations de pétrole brut par rapport au 1er semestre 2017 n’est que très légère. Elle est expliquée par le processing d’un volume de 1,2 million de tonnes, entrant dans le cadre du contrat avec Vittol, ainsi que le note Sonatrach dans son bilan, mis en ligne sur son site Internet.
En dépit de cette baisse, le volume des exportations est jugé bon, représentant un taux de réalisation de 107% par rapport à l’objectif recherché et notifié dans les projections du groupe pétrolier.
Il est bon de rappeler que la compagnie nationale des hydrocarbures a signé un accord avec le géant suisse du négoce pétrolier Vitol afin de faire raffiner son pétrole à l’étranger pour réduire le coût des importations de carburant de l’Algérie, productrice de brut mais aux capacités de raffinage insuffisantes. L’Algérie ne peut plus continuer à importer 2 milliards de dollars par an en produits pétroliers, avait déclaré, il y a quelques mois, le P-DG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, lors d’un point de presse sur le site gazier d’In Amenas, en marge des commémorations du 5e anniversaire de la sanglante attaque dont le complexe avait été la cible.
Ce contrat a été signé après un appel d’offres international lancé par Sonatrach, avait-il indiqué. Il a été également souligné dans ce bilan que les hydrocarbures gazeux ont atteint un volume de 30,05 millions de Tep, que le volume de gaz naturel livré par gazoducs a dépassé de 16% les prévisions semestrielles. Et que les hydrocarbures liquides, contribuant avec un volume de 21,20 millions de Tep, ont dépassé de 4% l’objectif prévisionnel. Cela, y est-il mentionné, est imputable à la bonne performance réalisée par les produits raffinés, qui ont progressé de 12% par rapport à l’objectif prévisionnel établi par le groupe pétrolier.
Il y est aussi indiqué qu’en valeur, les exportations ont culminé à 19,5 milliards de dollars, contre 16,1 milliards de dollars sur la même période de 2017, une hausse appréciable liée à la remontée des cours du pétrole. Après leur chute à 40,6 dollars le baril au premier semestre de 2016, les prix du pétrole n’ont cessé de se raffermir pour passer à 50,9 dollars en moyenne au premier semestre de 2017, et atteindre 71,8 dollars au premier semestre de 2018 (57,5 dollars au second semestre de 2017). Cette hausse a été continue depuis le second trimestre de 2017. Les chiffres publiés par Sonatrach sont relativement proches de ceux qui ont été observés dans la note de conjoncture de la Banque d’Algérie. Cette dernière a mis en relief la baisse des quantités d’hydrocarbures exportées, exprimées en tonnes équivalent pétrole (Tep), entamée au premier semestre de 2017, et qui s’est poursuivie au cours des deux derniers semestres, passant de 54,96 millions de Tep au premier semestre de 2017, à 53,27 millions de Tep au second semestre de la même année et à 51,40 millions de Tep au premier semestre de 2018, soit un recul de 6,48% entre les premiers semestres de 2017 et 2018. Néanmoins, écrit l’autorité monétaire, en raison de la remontée substantielle des prix du pétrole de près de 41% entre le premier semestre 2017 et celui de 2018, les exportations d’hydrocarbures en valeur ont nettement augmenté, à hauteur de 19,32 milliards de dollars au premier semestre de 2018 contre 16,15 milliards au premier semestre de 2017, soit une hausse de 19,6%.