Deux projets de décrets exécutifs, relatifs aux secteurs de l’agriculture et de la pêche, ont été examinés, jeudi, lors d’une réunion du gouvernement. Le premier se rapporte à la procédure de création de coopératives agricoles qu’il s’agit de rendre plus souple, en réduisant les pièces du dossier administratif nécessaire à leur constitution et en le faisant traiter à l’échelle locale par les services agricoles de wilaya selon des délais clairement fixés.
Le texte de loi en question modifie et complète le décret exécutif n° 96-459 du 18 décembre 1996, fixant les règles applicables aux coopératives agricoles. Il permet, également, selon un communiqué du Premier ministère, l’ouverture du champ de la coopération à toutes les filières agricoles, tout en facilitant les nouvelles formes d’organisation et de mutualisation des activités des coopératives.
Le second projet de décret est en relation avec le secteur de la pêche et de la production halieutique. Il modifie et complète le décret exécutif n° 04-86 du 18 mars 2004 fixant les tailles marchandes des ressources biologiques. Il s’inscrit dans le cadre de la préservation et de l’exploitation durable des ressources halieutiques à travers, notamment la révision de la taille minimale marchande de certaines espèces en vue de les protéger et permettre ainsi une gestion durable des ressources halieutiques. En clair, ce nouveau texte va servir à encadrer les opérations de pêche dans les eaux algériennes et empêcher surtout l’exploitation qui ne respecte pas le «repos biologique» de la ressource ainsi que les périodes de reproduction, comme on le constate souvent au vu et entendu des récits des pêcheurs et autres acteurs du secteur.
Le gouvernement a entendu un exposé présenté par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire sur quatre projets de marchés de gré à gré simple avec des entreprises publiques pour le raccordement au gaz naturel au niveau de la wilaya de Médéa. Ces projets se rapportent aux «zones d’ombre» et au développement des territoires abandonnés de la République. Ils concernent le raccordement des localités de sept communes de la wilaya de Médéa au réseau public de distribution de gaz naturel. Il s’agit, respectivement, des communes de Si El Mahdjoub, Ouled Bouachra, Hanacha, Bouaichoune, Gouia, Rebaia et Sidi Ziane.

Un plan de communication pour la relance
La réunion du gouvernement, présidée par le Premier ministre Abdelazid Djerad, a permis également au ministre des Transports de faire un exposé sur l’aérien notamment la gestion des aéroports, «le développement du transport aérien au plan domestique et au niveau international, la création du Hub d’Alger, le développement de l’activité de fret aérien, le dimensionnement de la flotte aérienne ainsi que les modalités de son financement».
A l’ordre du jour de ce tour de table gouvernemental, qui s’est déroulé par visioconférence, le projet du ministère de la Santé d’un centre hospitalo-universitaire de 700 lits à Staouéli (Alger). Ce pôle sanitaire, selon le ministre Abderrahmane Benbouzid, est appelé à «renforcer les structures de soins au niveau de la wilaya d’Alger et contribuer aussi à désengorger et à réduire la pression existante sur les structures hospitalières». Ce projet de CHU a pour objet «de fournir les prestations sanitaires de haut niveau et dans toutes les spécialités. Il aura également à prendre en charge la mission de formation du personnel médical dans des conditions pédagogiques modernes».
Selon le communiqué du Premier ministère, la ministre de la Culture et des Arts a présenté un exposé sur la «nouvelle stratégie» de protection et de valorisation du patrimoine culturel «dans le cadre de la nouvelle approche économique et sociale». Dans sa communication, sur laquelle on n’a pas davantage de précisions, «la ministre de la Culture et des Arts a mis en exergue le riche potentiel de biens culturels que l’Algérie possède, dont 7 sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial, 1 043 biens protégés classés au plan national dont 800 sites archéologiques, 5 parcs culturels, 22 secteurs sauvegardés et 64 sites naturels et culturels classés».
La réunion, présidée jeudi, par Abdelaziz Djerad a fait suite à celle consacrée, mercredi, aux «modalités de mise en œuvre des mesures du Plan de relance» selon un calendrier modulé en trois phases : les mesures urgentes à mettre en œuvre avant la fin de l’année 2020, les mesures à court terme pour l’année 2021, et celles à moyen terme, dont la mise en œuvre devra intervenir durant la période de 2022-2024. Ce Plan d’action sera décliné en actions opérationnelles quantifiables et mesurables dans le temps, selon un planning de mise en œuvre à court et moyen termes pour chaque secteur, en fixant les urgences et les échéances. Le Premier ministre a chargé le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, de mettre en œuvre un plan de communication à l’effet de rendre compte à l’opinion publique du niveau de réalisation des actions inscrites à l’indicatif de chaque département ministériel. n