Les autorités du pays assurent une nouvelle fois que les collectivités locales constituent un véritable casse-tête dans la gestion des affaires publiques. Sans le résultat escompté, celui de voir le cadre de vie du citoyen se transformer vers le mieux. Une problématique qui continue à se poser avec acuité, alors que les années passent et des sommes d’argent faramineuses sont chaque année investies sans que cela génère le développement local souhaité et l’essor économique promis par le discours officiel. Une situation qui s’est accentuée sous l’ancien système durant lequel les forces de l’argent ayant siphonné les richesses du pays au nom d’un investissement qui s’est avéré fictif et sans incidence sur l’environnement régnaient en maitres. Aujourd’hui, les exigences citoyennes se font plus pressantes et les carences en matière de développement se révèlent au grand jour. Dans un contexte de processus de changement, la gouvernance publique se retrouve sous la loupe de l’attention. La situation actuelle au niveau local n’est pas pour insuffler de l’optimisme tant les pratiques et les réflexes restent inchangés. Les mêmes problèmes produisant les mêmes effets l’on remarque aujourd’hui que la situation n’a pas évolué d’un iota. Et ne semble pas parée à entreprendre la grande transformation. Les exigences d’une Algérie mieux gérée requièrent davantage de rigueur et de constance. Que ce soit dans l’approfondissement de la décentralisation, de l’attractivité du territoire, et de la promotion du partenariat public-privé, les besoins sont significatifs. A l’éternel souci de financement, il faudrait ajouter celui du fléau de la dilapidation de l’argent public. C’est dire que le défi est d’identifier de nouvelles sources de financement au niveau local, mais aussi d’en contrôler les dépenses. L’avènement de l’Algérie nouvelle aujourd’hui proclamée passe inéluctablement par une bonne gouvernance. La rupture franche avec le passé, dont la norme était l’incapacité à régir de façon efficace, est aujourd’hui plus qu’une nécessité.