Par Mohamed Touileb
La stérilité offensive de l’équipe nationale est on ne peut plus patente et préjudiciable dans la 33e édition de la CAN. En deux rencontres, les «Verts» ont perdu la boussole qui mène au but accentuant la théorie de la panne. Cela est préoccupant sachant que sans marquer, on ne peut pas gagner. Et, après deux journées, l’EN est en train de le payer. Pour l’instant, ils n’ont pris qu’une seule petite unité décrochée face aux Sierra Léonais. Et pour se sauver et rester dans le tournoi, les «Fennecs» ont besoin de victoire face à la Côte d’Ivoire. À défaut, confirmer le règne en Afrique, ne serait qu’une vision illusoire. Pour planter, les Dz devront puiser dans le réservoir. Et on ne peut pas dire qu’ils n’ont pas de cartouches potentielles à faire valoir. Surtout en présence d’Islam Slimani, meilleur buteur de l’Algérie dans l’histoire. Il y a aussi Baghdad Bounedjah qui pourrait se rebeller à un moment crucial pour redevenir plus tranchant et écarter les siens du fil du rasoir. De l’envie, et une seule réalisation pourrait suffire pour rester en vie dans la compétition. À la condition sine qua non que l’arrière-garde résiste aux charges des «Eléphants». Par ailleurs, le goal-average peut décider du destin au moment où les camarades de Riyad Mahrez abordent un dangereux virage. Inévitablement, les calculs seront là au coup d’envoi. Toutefois, les champions d’Afrique devront puiser dans leur orgueil et leur instinct de tueur pour prolonger leur présence dans le tournoi. Il leur est indispensable d’être d’attaque pour assumer le statut de tenant et assurer sa défense. Pour demain, il faudra plus que de la résilience. Il s’agira de trouver les filets pour ne pas s’y prendre les pieds et tout aura de nouveau un sens.