Attendu tout au long de la journée d’hier, le premier lot du vaccin Astrazeneca n’a finalement pas pu être acheminé. Selon les premières bribes d’informations, il s’agirait d’un problème technique de l’avion qui devait transporter le produit. Le vaccin devrait, sauf autre imprévu, arriver à Alger aujourd’hui.
Il s’agit donc du premier couac, même minime, depuis le début de la campagne de vaccination, qui vient juste d’être lancée (samedi passé). Le gouvernement, il doit sûrement le savoir, doit s’attendre à bien d’autres « mésaventures », et de bien plus grandes ampleurs concernant ce dossier. En premier lieu du vaccin britannique lui-même, actuellement, sous d’autres cieux, au centre d’une double polémique. La première concerne l’indisponibilité du produit qui a contraint l’UE (Union européenne) à critiquer sévèrement Astrazeneca pour non-respect du contrat liant les deux parties. L’autre polémique concerne l’efficacité même du vaccin, puisque elle est remise en cause par plusieurs gouvernements européens.
L’Algérie n’en est pas encore là. Cependant, le pays va devoir se préparer (si ce n’est pas encore fait) à subir une déferlante de controverses, qui seront sûrement nombreuses, puisque la campagne de vaccination est annoncée pour au moins une année.
Ces difficultés endurées par les pays développés, surtout celles en relation avec les laboratoires européens et américains, sont d’ores et déjà attendues en Algérie. L’organisation de cette période cruciale de l’ère du Covid-19 dépend de trop de facteurs, internes et externes, qu’il est impossible de l’aborder avec les mêmes « armes » d’avant. Depuis l’apparition de la pandémie, la gestion des Etats n’avait pas d’autres choix que de s’adapter avec cette nouvelle donne. Certains l’ont compris et essayent de trouver des solutions, d’autres n’y arrivent toujours pas.
La globalisation des difficultés (à défaut des « bienfaits ») oblige le gouvernement à «élever le niveau » des approches pour aborder les problèmes. Ces derniers sont dorénavant le plus souvent inédits, mais il n’est pas question de recréer la roue pour les résoudre. Plusieurs concepts, que cela soit dans les sciences sociales ou en économie, existent et ne demandent qu’à être « saisis ». D’ailleurs, ils ne sont pas cachés dans des coffres secrets. Il suffit juste d’appuyer sur le bouton : esprit d’initiative.