A toute chose malheur étant bon, les pouvoirs publics en Algérie donnent, ces trois dernières années, l’impression d’avoir enfin retenu la leçon de la rente pétrolière qui ne dure pas.

La dégringolade des cours mondiaux de l’or noir ayant vite eu son impact de menace plus que sérieuse  sur l’équilibre financier d’une économie assise sur un sol certes généreux mais aussi volcanique, l’Etat algérien a été mis devant l’urgence de reconstruire cette économie, en usant d’une alternative à potentialités diversifiées en termes de secteurs et de sources de richesses. Sur ce registre, les richesses traditionnelles sont régulièrement évoquées par les hauts responsables du pays, avec en tête de liste les domaines de l’agriculture et du tourisme qui, à eux seuls, peuvent générer des dividendes pour le pays dont on ne peut quantifier réellement la valeur ajoutée qu’une fois leur prise en charge sera hissée à leur réelle dimension. En plus de l’agriculture et du tourisme, notre pays jouit assurément d’autres sources de richesses hors hydrocarbures que lui envieraient peut-être de nombreux pays sur cette planète Terre. Mais la plus belle des richesses dont ces pays rêvent d’être en possession, c’est incontestablement un gisement de jeunesse qui puisse leur garantir l’avenir espéré. Dans le cas de l’Algérie, la jeunesse n’est pas un  rêve, ni un espoir. Encore moins une illusion. C’est une réalité qui donne de la sève et du pouls à un immense territoire, de ses plus grandes villes à ses bourgs les plus isolés en passant par ses villages à vieilles bâtisses, mais animées d’une fougue de jeunes en quête de statut de ressource humaine apte à participer à être partie prenante dans cet immense chantier économique mis en place par le gouvernement pour faire sortir le pays de la crise qui le secoue actuellement. Investir dans les richesses locales c’est bien, investir dans le gisement jeunesse c’est sûr.