Le nombre de morts du Covid-19 a été multiplié par quatre en deux semaines à Gibraltar après le décès de treize personnes ce week-end dans l’enclave britannique qui s’inquiète de cette flambée des cas, ont indiqué les autorités locales.
Selon le dernier bilan publié dimanche, le plus élevé depuis le début de la pandémie, neuf personnes sont mortes en 24 heures, ce qui porte le nombre total de décès à 43. Quatre autres personnes sont mortes samedi.
Après avoir été plutôt épargné par la pandémie, Gibraltar a enregistré son premier décès à la mi-novembre et le 6 janvier, le bilan était passé à dix.
La plupart des personnes mortes ce week-end avaient plus de 80 ans, selon un communiqué du gouvernement, qui a imposé il y a deux semaines un second confinement pour tenter de freiner l’épidémie. Ses 34.000 habitants ne peuvent sortir de chez eux que pour faire des courses essentielles, travailler, faire de l’exercice ou pour des raisons médicales. Ce confinement a été prolongé vendredi et devrait durer jusqu’à la fin du mois. Le nombre de cas a par ailleurs plus que triplé à 3.670 cas confirmés au total dimanche contre un peu plus de 1.000 au début du mois de décembre. «Le nombre de morts augmente à un rythme intolérable», a déclaré le chef du gouvernement de Gibraltar, Fabian Picardo. Les autorités de l’enclave craignent que ce bond du nombre des cas soit lié au nouveau variant du coronavirus détecté au Royaume-Uni en novembre même si Gibraltar n’a officiellement confirmé jusqu’ici qu’un seul cas de ce type. Malgré sa proximité avec l’Espagne, durement touchée par la pandémie, Gibraltar n’a pas fermé sa frontière qui est franchie quotidiennement par 15.000 travailleurs frontaliers. L’enclave britannique a lancé sa campagne de vaccination le 9 janvier en utilisant le vaccin de Pfizer et avait administré dimanche 5.847 doses, ce qui représente environ 17% de la population.