Le quartier populaire de hay Chéraka, situé à la périphérie de Ghazaouet, a été dans la nuit de ce vendredi à samedi le théâtre d’un drame qui a mis en émoi toute la population de cette ville portuaire.

Trois hommes âgés de 25, 27 et 28 ans et trois femmes de 42, 45 et 47 ans, ont péri à la suite de l’inhalation de monoxyde de carbone émis par un groupe électrogène défaillant placé dans une pièce non aérée. Les victimes sont des étudiants à l’université Abou-Bekr-Belkaïd. Selon notre source, les garçons sont originaires de Ghazaouet, tandis que les filles sont d’Aïn Témouchent et de Nedroma. Le générateur vétuste aurait été utilisé après une coupure de courant dans le quartier. Alertés, les éléments de la brigade de gendarmerie locale se sont déplacés sur les lieux du drame, accompagnés par le procureur de la République et du médecin légiste pour constater le décès accidentel des 6 personnes. Les corps des victimes ont été transférés par la Protection civile vers la morgue de l’hôpital de la ville pour les formalités médicolégales d’usage. Parallèlement à l’expertise qui sera effectuée par les services de la DCP, une enquête judiciaire a été ouverte par ladite brigade pour déterminer les causes et les circonstances de cette mort collective tragique. Il y a lieu d’indiquer dans ce contexte que 32 décès par monoxyde de carbone, 16 en 2017 et 16 en 2018, ont été enregistrés par la Protection civile de Tlemcen alors que le nombre de morts par asphyxie via les appareils à gaz s’élève à 117 au niveau national, selon la DGPC