C’est ce qui a été annoncé à la presse par Mouloud Ouyahia, le directeur des œuvres universitaires (DOU) de Ghardaïa. « Nous avons réceptionné le nouveau restaurant central, d’une capacité de 800 couverts, qui va beaucoup nous soulager en desserrant la pression sur les deux restaurants situés dans les enceintes des résidences filles et garçons », annonce-t-il.

« Tous les équipements sont prêts, notamment six batteries de cuisine, deux fours et deux chambres froides. Pour les mettre en  action, nous attendons le raccordement de la structure au réseau extérieur, tant à celui de l’eau que celui du gaz et de l’électricité et le pavage de quelque 200 m2 de terrain nu sur son pourtour. A l’intérieur, tout est près pour entamer l’exploitation de cet édifice. C’est pourquoi nous espérons l’intervention diligente de la Direction des équipements publics (DEP) pour activer les travaux restants », a-t-il précisé. Rappelons qu’actuellement,  deux restaurants universitaires, de 500 couverts chacun, situés dans les deux résidences, filles et garçons, sont en exploitation pour servir, par roulement, plus de 1 000 repas /jour, soit 8 000 à midi, et 2 600 le soir aux résidents. «Le nouveau restaurant n’accueillera que les étudiants non résidents, les deux autres restaurants, situés dans les enceintes des résidences filles et garçons,  continueront à être exploités mais uniquement pour les  2 600 résidents, soit 1 000 repas pour les garçons et 1 600 repas pour les filles. » Par ailleurs, et pour des raisons qui ne nous ont pas été précisées, la nouvelle résidence de 1 000 lits ne sera pas livrée pour la prochaine rentrée universitaire. Pour désengorger la forte pression sur la résidence filles qui accueille 1 600 filles alors qu’elle n’est conçue que pour une capacité de 1 000 lits, une proposition a été avancée par Mouloud Ouyahia, le directeur de la DOU de Ghardaïa, consistant à évacuer le siège de la DOU, réceptionné en 2015, transférant tout son personnel et son matériel au niveau du bloc administratif du nouveau restaurant universitaire et ainsi, l’aménager en chambres pour les filles, devenant de facto une  annexe de la résidence filles avec une capacité de 200 lits. « Dès que la résidence filles 1 000 lits, en voie de réalisation, sera réceptionnée, ce que nous espérons pour l’autre rentrée universitaire, le siège de la DOU reprendra sa vocation initiale. » Ajoutant : « Pour ce qui est des inscriptions des nouveaux bacheliers, nous informons qu’un site d’inscription dénommé Système Progress est mis à la disposition des futurs étudiants pour s’informer des dispositions et du dossier à constituer pour ouvrir droit à l’hébergement, la restauration, le transport et la bourse. Ce site leur permet de s’informer et s’inscrire à distance, leur évitant ainsi les longs, éreintants et coûteux déplacements. Un seul dossier ouvre droit aux quatre services si, bien sûr, l’étudiant y ouvre droit, sinon à celui ou ceux dont il ouvre droit.» Par ailleurs, un problème récurent et non des moindres continue à empoisonner la vie des étudiantes, oui des étudiantes, au niveau de la station de transport des bus universitaires, entre l’université et la résidence filles. En effet, depuis plusieurs années, des énergumènes, pour ne pas dire des voyous, viennent régulièrement importuner les étudiantes, parfois vulgairement et même avec des formes de menaces verbales et physiques. Ouverte aux quatre vents, et donc accessible de toutes parts, il y a lieu, pour préserve l’intégrité physique des étudiantes et surtout leur dignité, de procéder à la construction d’un mur d’enceinte tout autour de cette station de bus, en érigeant deux portails, l’un pour l’entrée et l’autre pour la sortie des bus, portails qui seront gardés par des agents de sécurité de l’université. C’est le seul moyen de protéger nos filles et nos sœurs étudiantes. « Le dossier de devis de la clôture a été déposé, depuis 2015, au niveau du Secrétariat général de la wilaya. A ce jour, aucune réponse ne nous a été donnée.» Avec toute l’agressivité qui est en train de prendre forme et de se développer à la vitesse grand V,  dans nos rues, nos écoles, nos stades et nos universités, il y a urgence de prendre les devants pour préserver l’intégrité physique et morale de nos étudiants, garçons et filles, et de notre corps enseignant. N’attendons pas qu’il y ait malheur pour agir. Non ! C’est maintenant qu’il faut se bouger.