C’est un autre gros coup asséné par les services de sécurité aux cellules dormantes, activant au profit des différents groupes terroristes en activité en Algérie ou dans la bande sahélo-sahélienne, tout au long de nos frontières Sud, particulièrement au Mali, au Niger et en Libye.

Cette fois, c’est une cellule dormante de trois individus, de nationalité malienne, âgés entre 30 et 34 ans, qui a été démantelée à Ghardaïa par la section spéciale du groupement de gendarmerie de la wilaya.

C’est en exploitant une information indiquant qu’un petit groupuscule, de trois individus, d’origine subsaharienne, activait pour le compte d’un groupe terroriste étranger en amassant de l’argent et en réunissant des informations, que cette cellule a été découverte. Mis sous surveillante étroite et une filature discrète, les trois membres de cette cellule finirent par tomber dans la souricière et arrêtés en flagrant délit de réunion illégale en possession d’une importante somme d’argent et de brochures vantant les actions du groupe terroriste « Ansar Eddine ». Présentés dimanche devant le procureur de la République près le tribunal de Ghardaïa, qui les a déférés devant le magistrat instructeur, ils ont été placés sous mandat de dépôt et incarcérés à la prison d’El Menéa, à 270 km au sud du chef-lieu de wilaya. Pour rappel, déjà, en juin 2017, pas moins de 30 individus, subsahariens d’origine et de diverses autres nationalités africaines, tous membres d’« Ansar Eddine », ont été arrêtés lors d’une grande opération réalisée par les éléments de la police judiciaire de la sûreté de wilaya de Ghardaïa sur trois lieux différents dans deux wilayas du Sud. En effet, ce groupe, qui s’était scindé en trois sous-groupes, activait clandestinement à Ghardaïa, à Guerrara, à 120 km au nord-est du chef-lieu de wilaya et à Adrar, à 700 km plus au sud. L’opération menée simultanément sur les trois lieux repérés et mis sous surveillance a permis de mettre au jour toute une organisation activant clandestinement pour le compte d’une organisation terroriste en l’occurrence « Ansar Eddine », et de découvrir des tenues portant des écussons floqués à l’effigie d’« Ansar Eddine », des cachets humides au nom de ce groupe terroriste, du matériel de télécommunication sophistiqué et une importante somme d’argent destinée à financer le groupe terroriste. Arrêtés, ils ont été transférés vers le pôle criminel d’Ouargla où l’enquête se poursuit à ce jour pour démanteler toute cette organisation et leur logistique sur le territoire national. L’enquête préliminaire avait alors relevé que cette organisation criminelle, disséminée sur notre territoire national, est estimée à 450 membres. Il reste donc du travail aux services de renseignements et aux services de sécurité de les localiser et les sortir de leur tanière pour les mettre définitivement à l’ombre. « Ansar Eddine », un groupe armé salafiste djihadiste, fondé et dirigé par Iyad Ag Ghali en 2012, est composé essentiellement de touaregs maliens, comme son chef, Iyad Ag Ghali, originaire de Kidal, dans le nord du Mali. Apparu au début de l’année 2012, c’est l’un des principaux groupes armés participant à la guerre du Mali. Le 1er mars 2017, Ansar Dine fusionne avec plusieurs autres groupes djihadistes pour former le Jamaat nosrat el islam wal mouslimin, qui reste sous la direction d’Iyad ag Ghali.