«Jusqu’à quand resterons-nous dans cette situation ? C’est une situation intenable. Nous ne sommes approvisionnés, et en quantités très insuffisantes, que par des camions de bienfaiteurs qui ont suppléé la démission des responsables concernés qui nous ont complètement abandonnés.»

C’est le cri de rage d’un habitant de la cité Belvédère du K’sar de Taouinza, sur les hauteurs de Beni Izguène. Il ajoute : «Faut-il que ce soit toujours le wali qui intervienne pour que ces responsables se bougent ? Il est le seul, selon toute vraisemblance, qui puisse les faire sortir de leur torpeur.» Un autre habitant de cette cité poursuit : «J’ai une femme enceinte et trois enfants en bas âge, dont un bébé de 14 mois. Il faut bien les laver et laver leur linge tout le temps, mais avec quoi ? Vous comprendrez donc ma colère aujourd’hui contre les responsables de cette situation. J’approuve totalement ce qu’a déclaré mon voisin à propos de M. le wali, que je tiens, au passage et à travers votre journal, à remercier du fond du cœur car la dernière fois que cette pompe était tombée en panne, c’était tout juste en novembre 2017, c’est grâce à son intervention personnelle qu’elle a été réparée. Comme elle est complètement usée, elle n’a, malheureusement, tenu que 20 jours avant de rendre l’âme encore une fois. Aujourd’hui donc, je suis persuadé qu’il est le seul à les bousculer et à les mettre au travail.»
Pour rappel, cette cité a été érigée par un promoteur privé sur le site de Taouinza, un beau promontoire panoramique situé au-dessus du splendide K’sar de Beni Izguène, et habitée par ses souscripteurs depuis 2011. Elle est composée de deux tranches d’habitations pour plus d’un millier de logements. Le forage, quant à lui, a été réalisé et mis en exploitation en octobre 2013. La pompe qui sert à puiser l’eau est plusieurs fois tombée en panne. Lors de la panne de novembre 2017, elle a été réparée grâce aux instructions fermes du wali en personne, mais sa réparation n’a tenu que 20 jours. En effet, depuis le 14 décembre, elle n’est plus en activité, mettant dans l’embarras plus de mille familles. Pour cela, l’association «Asserghi» du K’sar de Taouinza de Beni Izguène, lasse de l’inertie des responsables en charge de ce problème, s’est directement adressée au wali de Ghardaïa, par le biais d’une correspondance datée du 17 décembre, suivie d’un rappel en date du 21 décembre (dont nous détenons une copie), pour la résolution de ce problème.
«Nous n’avons pas quelqu’un d’autre à qui nous adresser, à part le wali, lequel en passant, nous remercions pour son intervention personnelle du mois de novembre passé. Figurez-vous que nous nous sommes adressés à la direction de l’hydraulique de la wilaya de Ghardaïa et on nous a froidement déclaré qu’il faut attendre le budget de 2018 pour acquérir une nouvelle pompe», nous a déclaré le président de cette association, cadre au sein d’une administration locale.