Six convois transportant 1 520 Subsahariens, provenant de différentes villes du pays, font jonction à Ghardaïa et continuent vers Tamanrasset.

Trois mois, jour pour jour, après le dernier passage, le 24 septembre 2017, du dernier convoi de 13 bus qui ont acheminé à partir d’Alger pas moins de 519 Nigériens, soit 400 hommes, 42 femmes et 77 enfants, pour les rapatrier vers leur pays, cette fois, pas moins de six convois pour un total de 41 bus, provenant de six villes différentes, Msila (225) , Skikda (343), Tizi Ouzou (290), Sétif (343), Ouargla (148) et Laghouat (171), ont transité par Ghardaïa, se dirigeant vers le centre de repos de Hassi Lefhel, à 110 km au sud du chef-lieu de wilaya .
A bord, on ne comptait pas moins de 1 520 Subsahariens, soit 758 hommes, 245 femmes et 517 enfants, soit, en un seul passage, un chiffre plus important que le total des trois passages précédents des mois d’août et septembre passés qui s’élevaient alors à 1 513 Subsahariens, dont 1 064 hommes, 216 femmes et 233 enfants. Encadrés de près par d’impressionnants cordons de sécurité composés des forces de police, mais surtout de gendarmerie, du Croissant-Rouge algérien et de la direction de l’action sociale de la wilaya de Ghardaïa, ils ont pris la route de l’extrême sud pour être rapatriés vers leur pays , et ce, après avoir, tels lors les précédents passages, observé des haltes et des moments de repos à Hassi Lefhel, puis à In Salah (à 400 km au sud d’El Menéa, dans la wilaya de Ghardaïa), et enfin à Tamanrasset à 700 km au sud d’In Salah, avant d’être reconduits au-delà des frontières, au Niger.
Ainsi, en quatre «renvois», ce ne sont pas moins de 3 033 Nigériens, soit 1 822 hommes, 461 femmes et 750 enfants qui ont été renvoyés chez eux, et ce, quand bien même on n’arrête pas de préciser que ces reconductions sont «exécutées» à la demande du pays d’origine des migrants.