De Ghardaïa, O. Yazid
Il était temps que cette collecte de sang soit organisée, quand bien même encore insuffisante, tant cette matière vitale pour les malades commençait à se faire rare et que les stocks au niveau de la banque du sang au Centre de transfusion sanguine de l’hôpital Dr Brahim-Tirichine de Sidi Abbaz s’épuisaient, sans pour autant pouvoir être remplacée. Et ce n’est pas les donneurs qui manquent, loin s’en faut, mais la peur engendrée par cette pandémie du Coronavirus a fait éloigner ces donneurs des hôpitaux où la suspicion d’attraper ce virus est encore forte parmi la population. Alors, pour faire face à cette «désertion» des lieux hospitaliers, il serait plus judicieux de se rapprocher des donneurs potentiels en allant à leur rencontre, soit sur leurs lieux de travail, soit sur les places publiques. Mais pour cette dernière possibilité, il faudrait disposer d’une unité mobile de transfusion sanguine, hélas jamais affectée à la wilaya de Ghardaïa, malgré la création d’un centre de transfusion sanguine au sein de l’hôpital Dr Brahim-Tirichine de Sidi Abbaz depuis 2004. Elle rendrait beaucoup service compte tenu de la topographie de la wilaya de Ghardaïa composée de 13 communes disséminées sur un axe de plus de 400 km entre Hassi El Gara, commune relevant de la circonscription administrative d’El Menéa, à 270 km au sud de Ghardaïa, sur la route du Grand-Sud vers In Salah et Tamanrasset, à Guerrara, à 130 km au nord-est du chef-lieu de wilaya sur la route de Touggourt-El Oued, vers Taleb-Larbi et la frontière tunisienne. Cela dit, et pour en revenir au sujet, la Protection civile de la wilaya de Ghardaïa a organisé, lundi, en son siège à Bouhraoua, sur les hauteurs de la vieille ville de Ghardaïa, une opération de don du sang parmi ses effectifs qui a permis de collecter 35 poches de sang. L’opération a été menée par une équipe spécialisée du Centre de transfusion sanguine de l’hôpital Dr Brahim-Tirichine de Sidi Abbaz, dirigée par le chef de centre, le Dr Mohamed Boussiha, qui a rappelé que «les groupes les plus rares et les plus difficiles à collecter sont les Rhésus négatifs en l’occurrence le A-, le B-, et le O-». C’est pourquoi, il appelle «les citoyens appartenant à ces catégories de groupes sanguins, classés rares, à être plus nombreux et surtout plus réguliers à faire don de leur sang qui permettra de sauver beaucoup de vies».