La commission de wilaya charge les 9 chefs de daïra et les 13 P/APC de mettre en place des cellules locales.

de Ghardaïa, O. Yazid
Présidée par Hacène Lebbad, le secrétaire général de la wilaya de Ghardaïa, et en application des instructions du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune aux 48 walis, sur la nécessité d’entamer des contrôles techniques et de faire des visites continuelles pour résoudre les problèmes des citoyens, notamment dans les zones d’ombre et localités isolées, une réunion portant sur le recensement de ces zones d’ombre à travers toutes les communes de la wilaya de Ghardaïa a eu lieu au cours de la semaine passée dans la salle de conférence du secrétariat général de la wilaya. Elle a réuni tous les chefs de daïra, les P/APC, les directeurs de l’Exécutif ou leurs représentants et les responsables des services techniques. Décision a été prise d’installer une commission, constituée des directeurs des travaux publics (DTP), des équipements publics (DEP), de l’urbanisme de l’architecture et de la construction (DUAC), des ressources en eau (DRE), du logement (DL), de la santé et de la population (DSP) et de la planification et du suivi financier (DPSF). Présidée par Hacène Lebbad, le secrétaire général de la wilaya, cette commission, aura pour mission de synthétiser à son niveau les rapports remontant des cellules de travail qui seront incessamment installées au niveau de toutes les communes, au nombre de treize, lesquelles travailleront sous la supervision des neuf chefs de daïra. C’est à ces cellules qu’échoit le fastidieux travail de recensement de tous les points noirs de chaque commune en allant sur le terrain, et non plus de travail à distance, par téléphone ou autre, inspecter, identifier et recenser in situ et avec précision les points noirs au niveau de chaque commune en associant les représentants des populations, les associations de quartier, les associations de parents d’élèves et les citoyens. Entendre par commune, son chef-lieu mais surtout ses zones éparses et isolées, où les habitants de ces localités avaient maintes fois dénoncé, à travers les chaînes de télévision, les journaux et même par des mouvements de contestations, leurs conditions de vie. Les revendications sont les mêmes depuis des décennies, manque d’infrastructures routières, d’éclairage public, de l’eau potable, du gaz de ville, d’électricité domestique, de réseau d’assainissement, d’aménagement urbain, de logement, la réhabilitation des infrastructures scolaires, le transport scolaire, la cantine, la climatisation et le chauffage scolaire, la sécurité… C’est sur la base de ce travail de fourmi qu’une réunion de l’Exécutif élargi devra permettre de déboucher sur la mise en place d’un programme d’urgence au profit des populations situées dans les zones d’ombre identifiées et le lancement de chantiers de réalisation dans les délais les plus courts pour promouvoir ces zones retardataires et ce dans une démarche qui sera axée sur la mise en œuvre de plusieurs actions simultanées. En somme, un plan Marshall à l’échelle de la wilaya de Ghardaïa. n