Pas moins de quatre cas d’adolescents, accros aux jeux électroniques à travers l’Internet, attirés dans le piège du jeu morbide « Blue Whale Challenge » (Le défi de la Baleine Bleue), ont été découverts et sauvés à temps dans la wilaya de Ghardaïa.

Le 1er cas a été découvert à Dhaïa Ben Dahoua, à 10 km au nord du chef-lieu de wilaya, où un jeune lycéen de 16 ans s’est fait happer par le jeu morbide en atteignant le 39e défi, sur les 50 que proposait ce jeu. Découvert par son père qui a remarqué le comportement anormal de son fils qui, contrairement à son habitude joviale et sociale, s’est retranché subitement dans une solitude inhabituelle, il a alerté les services de sécurité, et a été rapidement pris en charge par une équipe psycho-pédagogique de la police assistée par le responsable du service de cybercriminalité de la sûreté de wilaya de Ghardaïa. Le 2e cas est un collégien du quartier populeux et populaire de Théniet El Makhzen, surpris dans la cour de son collège par un de ses camarades de classe, pendant la récréation, en train de jouer à ce jeu morbide, qui a été rapidement dénoncé auprès de l’administration du collège qui a, de suite, alerté les services de sécurité qui ont immédiatement pris en charge le gamin et alerté ses parents. Les deux (02) autres cas ont été signalés dans l’agglomération d’Oued Nechou, à 15 km au nord de Ghardaïa, sur la route nationale N°1, en direction d’Alger, où deux gamins de 14 et 15 ans, ont commencé à suivre les instructions de ce jeu. Rapidement découverts par leurs camarades qui les ont surpris en plein dedans, qui les ont dénoncés à leurs parents respectifs. Considérés non encore dépendants du jeu, puisque venant juste d’entamer les premières indications, ils ont été cependant mis en contact avec des psychologues qui les ont pris en charge. Si heureusement, à ce jour, aucune victime de ce jeu morbide n’est à déplorer dans la wilaya de Ghardaïa, il n’en reste pas moins que la vigilance doit être de mise et qu’il ne faut absolument pas baisser la garde. Il y va de la vie de nos enfants. Et nous sommes tous responsables. « Dénoncer quelqu’un pour lui sauver la vie, n’est en aucun cas de la délation. Bien au contraire, c’est de l’assistance à individu en danger de mort » rappelle à bon escient un sociologue bien connu dans la région. « Ça devrait même être, et ça l’est déjà par la force de la loi, une obligation. Le contraire, faut-il le rappeler, entraînerait des poursuites pour non-assistance à personnes en danger », ajoute un ancien magistrat à la retraite.