de Ghardaïa, O. Yazid
Profitant du couvre-feu et emmenés par Abdellah Bennacer, le P/APC de Bounoura, une cinquantaine de jeunes adhérents de l’association « Jeunesse Union sportive de Bounoura », appuyés par des chauffeurs de camion et de chargeur bénévoles de l’APC, ont entrepris, dans la nuit de dimanche, une grande opération de nettoiement du long boulevard du 1er-Novembre de Sidi Abbaz, constitué d’une double voie s’étirant sur plus d’un kilomètre. Trois camions et un chargeur de marque Bobcat, conduits par des employés de l’APC de Bounoura, qui se sont portés volontaires pour participer à cette opération à titre bénévole sans aucune récupération ou autre, ont été mobilisés pour l’enlèvement des détritus et autre matière solide ou organique. Pendant plus de trois heures, l’opération ayant débuté à 21 heures, les jeunes parmi lesquels il y avait des étudiants, un chirurgien-dentiste et des lycéens, tous des sportifs affiliés dans quatre disciplines, à savoir football, karaté, judo et athlétisme, se sont donnés sans compter pour redonner à ce superbe boulevard se situant sur la Route nationale 1 tout le lustre qu’il mérite. L’opération, qui a débuté par le carrefour sur lequel est érigé le superbe monument de la Concorde, véritable œuvre d’art réalisée par deux jeunes artistes locaux, faisant la jonction entre le nord du pays vers Laghouat, Djelfa, Alger et le sud du pays, vers Ouargla, In Salah et Tamanrasset, s’est étalée jusqu’au rond-point de l’hôpital Dr Brahim-Tirichine pour s’arrêter, à minuit, au pied de la montée vers la clinique des Oasis, l’hôtel Le Belvédère et Sid El Moustadjeb. Avec l’absence de circulation pour cause de couvre-feu sanitaire, le boulevard a pris un véritable bain de jouvence. Déjà qu’avec l’éclairage au LED, il était rayonnant, mais avec la propreté en plus il est vraiment beau à voir. Bravo aux jeunes du k’sar de Bounoura et au P/APC, Abdellah Bennacer, qui se donne à fond pour sa commune et ses administrés. Cette initiative gagnerait à être « copiée » par les associations des autres quartiers de Ghardaïa qui devraient « mettre la main à la pâte » pour participer à donner une image saine de leurs quartiers et de l’environnement dans lesquels ils vivent eux et leurs familles. n