Organisée au niveau du Palais des expositions de Bouhraoqua , sur les hauteurs de la vieille ville de Ghardaïa, par la Bourse de sous-traitance du Sud (Ghardaïa) et l’association de l’unité culturelle, la 3e édition du Salon national du livre est une véritable aubaine pour les lecteurs de toutes générations et de tous les niveaux de pouvoir se procurer toutes sortes de publications tant nationales qu’étrangères, que ce soit en arabe, en français, en anglais ou en amazigh.

Dans une parfaite organisation, pas moins de 22 maisons d’édition et de distribution de livres, implantées à travers le territoire national, exposent une large gamme de livres ludiques pour les enfants et une panoplie de genres allant de la littérature, l’histoire, les sciences et technologies et l’économie, à la culture générale, les dictionnaires, les encyclopédies, la littérature pour enfants et les livres parascolaires, en vue de satisfaire les attentes de tous les lecteurs tous âges confondus. Placé sous le signe de «Lire pour la paix et la fraternité», cette édition qui s’étale du 22 novembre au 6 décembre, a été ouverte officiellement le dimanche 25 novembre par Azzedine Mechri, le wali de Ghardaïa, accompagné du P/APW, Omar Daddi Addoune, du chef de daïra et du P/APC de Ghardaïa, respectivement Djamel Katchouli et Aoumeur Fekhar. De grandes et renommées maisons d’édition, à l’instar de la mythique et historique Entreprise nationale des arts graphiques (Enag), Dar El Yamine de Constantine, El Ouiss d’Alger ou Les Nouvelles éditions universitaires de Tlemcen sont présentes ainsi que bien d’autres notamment d’Oran et de Boumerdès. Selon un membre de l’équipe organisatrice de ce Salon, «cette manifestation a pour principal objectif de rapprocher le lecteur du livre et d’en faire une tradition». Invité à donner son avis sur les conditions de l’organisation et du déroulement de ce salon, l’orateur s’est plaint en premier « des embûches et des tracasseries bureaucratiques rencontrées au niveau de la direction de la culture de Ghardaïa qui a tout fait pour traîner en longueur et en largeur. D’ailleurs, je me demande que fait aujourd’hui le directeur de la culture de la wilaya de Ghardaïa aux côtés du wali en faisant le guide du Salon alors qu’il n’est concerné ni de près ni de loin. C’est grâce au wali que ce salon a pu se tenir et aussi du P/APC de Ghardaïa qui a mis à notre disposition la salle gracieusement. Honnêtement, je n’ai pas apprécié de le voir lui présenter les stands et je me dis que si l’année prochaine il est encore là, je ne sais pas si l’on reviendra tant il nous a fait suer pour avoir les autorisations nécessaires. » Remarquant la faible affluence du public, compte tenu que le salon se tient en pleine période scolaire, notre interlocuteur révèle : « Nous allons louer des bus à 5 000 DA la rotation chacun pour ramener chaque jour des élèves d’au moins quatre écoles. L’opération touchera les 13 communes de la wilaya de Ghardaïa. C’est à travers les enfants qu’on ramènera les parents devant les stands. » Très bonne initiative et intelligente opération marketing. Pour l’anecdote, le wali, tout autant que les présidents d’APW et d’APC de Ghardaïa ont reçu un ensemble d’ouvrages sous forme de coffret, de Malek Bennabi, un auteur et penseur que le wali cite à chaque sortie. Comme livres de chevet, il ne pouvait rêver mieux.