C’est à partir de la mythique place du Vieux marché de Ghardaïa qu’a été lancée concrètement l’opération de distribution gratuite de plus de 100 000 bavettes à la population, opération qui s’est déroulée presque simultanément à travers les 13 communes de la wilaya.

de Ghardaïa, O. Yazid
L’opération a été supervisée par Boualem Amrani, le wali de Ghardaïa, le P/APW, Omar Daddi Addoune, le Secrétaire général de la wilaya, Hacène Lebbad, le chef de Cabinet, Fodhil Laïdaoui, le chef de daïra, Djamel Kechtouli, le P/APC Aoumeur Fekhar, et des autorités sécuritaires de la wilaya. Elle a pris forme à partir du joli terre-plein fleuri à l’année du Cabinet du wali par une ventilation des stocks de masques protecteurs sur les différentes associations de quartier et de commune chargés d’en faire une large distribution au grand public. En effet, dans cette opération, favorablement accueillie par les habitants de cette vaste région saharienne, ont été impliqués et à bon escient les associations de quartier et les Scouts musulmans algériens qui ont été d’un appréciable apport tant ils sont habitués et rompus à ce genre d’opération notamment les couffins du Ramadhan, la confection des listes des familles nécessiteuses. L’opération s’est d’ailleurs très bien déroulée et les échos parvenus des quatre coins de la wilaya le confirment, même si certaines personnes continuent à affirmer, notamment sur les réseaux sociaux, qu’ils n’ont pas été touchés par cette distribution à l’échelle de la wilaya. Il va sans dire que toute cette opération a pour but d’obliger tous les citoyens du pays à porter une bavette dans les espaces publics et ce en application du décret exécutif émanant des services du Premier ministère, la rendant obligatoire par mesure de prévention dans le cadre de la lutte contre la propagation du Coronavirus, décret publié au Journal Officiel n° 30. Pour rappel, ce décret a pour objet de modifier et de compléter certaines dispositions du décret exécutif n°20-70 du 24 mars 2020 fixant les mesures complémentaires de prévention et de lutte contre la propagation du Coronavirus. Ainsi, l’article 13 bis du décret précise : ‘Est considéré également comme mesure de prévention obligatoire, le port d’un masque de protection (…) lequel doit être porté par toute personne et en toutes circonstances, sur la voie et les lieux publics, sur les lieux de travail ainsi que dans tous les espaces ouverts ou fermés recevant le public, notamment les institutions et administrations publiques, les services publics, les établissements de prestations de services et les lieux de commerce’. Plus loin, l’article 13 ter du même décret stipule aussi que « tout administration, établissement recevant le public, ainsi que toute personne assurant une activité de commerce ou de prestation de services, sous quelque forme que ce soit, sont tenus d’observer et de faire respecter l’obligation du port de masque de protection, par tous moyens, y compris en faisant appel à la force publique ».
Le même article précise en outre que « tous les agents publics habilités sont tenus de veiller au strict respect de l’obligation du port de masque de protection ». Enfin, le décret énonce dans son article 3 que « les personnes enfreignant les mesures de confinement, de port du masque de protection, des règles de distanciation et de prévention et les dispositions du présent décret, sont passibles de peines prévues par le code pénal ». Les pouvoirs publics ont même décidé du durcissement des sanctions à l’encontre des contrevenants à travers le décret paru au Journal Officiel du jeudi 21 mai 2020, qui élève donc le port du masque au rang de règle sanitaire obligatoire. Il s’agit du décret exécutif fixant les mesures complémentaires de prévention et de lutte contre le Coronavirus, Covid-19. Le texte en question indique, en effet, la soumission de tout le monde au port obligatoire du masque de protection. Le respect de cette indication sera assuré par tous les moyens, y compris l’usage de la force publique. Le document signale aussi que chaque personne qui viole les mesures sanitaires s’expose aux sanctions prévues par le code pénal. L’Etat promet l’intransigeance vis-à-vis des individus rejetant l’application de toutes ces règles. Le Commandement général de la Gendarmerie nationale et la Direction générale de la Sûreté nationale ont appelé tous les citoyens à respecter ledit décret. Le port du masque est obligatoire dans les rues, les lieux publics et les espaces ouverts. Les deux institutions sécuritaires soulignent que leurs services sont tenus d’appliquer la loi contre les transgresseurs. Des poursuites judiciaires pour délits de viol de lois administratives et d’atteinte à la santé publique sont au programme. Parmi les chefs d’accusation on trouve notamment la nuisance à la santé d’autrui. Les amendes varieront, quant à elles, entre 10 000 et 20 000 DA et même d’un emprisonnement de trois jours au maximum. En outre, la peine sera durcie en cas de récidive. D’ailleurs, les corps de la gendarmerie et de la police ont reçu des instructions pour appliquer la loi aux contrevenants. Des procès-verbaux doivent également être rédigés et déposés auprès des autorités judiciaires à l’encontre de tous réfractaires. C’est à ce prix que l’on pourra sortir victorieux de cette lutte contre la pandémie qui menace nos sociétés. La discipline et le respect des instructions émanant des hautes autorités du pays sont des indicateurs tangibles d’une société homogène et organisée capable et à même d’assurer sa pérennité. n