Fait marquant et rarissime, nous avons appris de sources sûres et concordantes que « des notables de la région ont adressé, la semaine dernière, une lettre au président de la République Abdelaziz Bouteflika lui demandant de bien vouloir maintenir encore pour un certain temps le wali Azzedine Mechri et le procureur général de la République de la wilaya de Ghardaïa, Mohamed Bensalem dans leurs fonctions au niveau de la wilaya de Ghardaïa pour leur travail en faveur de la sécurité et de la quiétude de la région ».

Ils souhaitent, par ailleurs, et ce, « afin que la dynamique enclenchée et qui a donné de très bons résultats, demeure soutenue et surtout préservée » et « que les membres de l’Exécutif, notamment ceux occupant des postes les plus émergents et les plus engagés dans cette dynamique soient aussi maintenus». Ils justifient cette demande par le fait que «l’équipe actuelle a gagné en homogénéité et travaille dans une parfaite coordination. Ce qui influe positivement sur la qualité du travail sur le terrain que le citoyen constate de visu. » Et c’est justement pour préserver cette dynamique et même lui insuffler de la vigueur que les notables, le mouvement associatif, ainsi que des élus, des membres des Aâyanes et même la presse, qui a, plusieurs fois, souligné et fait état de cette bonne équipe exécutive, souhaitent, « du moins pour un temps déterminé, maintenir à la tête de cette wilaya, qui a tant souffert par le passé et qui, aujourd’hui, grâce à Dieu, à l’Armée et aux services de sécurité, tous corps confondus, mais aussi à la justice qui a joué un rôle prépondérant, et à la clairvoyance de son wali, de retrouver sa quiétude, sa sérénité, son calme et toute la sécurité ». Il faut, cependant, rappeler que cette demande, en fait n’est pas nouvelle en soi. Lors de la visite du ministre de l’Intérieur Noureddine Bedoui, à Ghardaïa le 10 octobre 2017, en pleine conférence avec la société civile, des notables des deux communautés de la région lui ont demandé d’être leur interlocuteur auprès du président de la République pour lui demander de bien vouloir maintenir à la tête de la wilaya l’Exécutif et à leur tête le wali ainsi que le Procureur général. Le ministre avait promis « de transmettre leur message au président de la République ». Par ailleurs, nos sources précisent que « les arguments énumérés dans la lettre adressée au Président de la République sont confortés par l’historique taux de participation de la population aux dernières élections locales APC/APW, du 23 novembre passé, à savoir 57,92 % pour les APC et 57,20 % pour l’APW. Taux considérés comme des plus importants au niveau national, mais aussi et surtout par le magnifique esprit de fraternité et de convivialité qui a régné avant, pendant et après ces élections entre toutes les composantes de cette belle région.
Ajoutant : « Ce qui sous entend comme lecture le rejet de toute forme de violence, qu’elle soit physique ou verbale, et la détermination de la population à conjuguer ses efforts pour un avenir meilleur fait de progrès et de travail par le développement tous azimuts de cette région aux potentialités indéniables dans divers domaines, notamment dans l’agriculture, le tourisme et l’industrie, domaines ciblés pour un investissement massif et de qualité, synonyme de création d’ emplois et de richesses». Un analyste économique, très connu dans la région, et qui a eu à occuper de hautes fonctions, va dans le même sens, affirmant « que ces résultats probants à tous les niveaux ne sont pas le fruit du hasard, mais d’un travail en profondeur d’une équipe compétente, soudée et animée d’un haut degré de responsabilité ». Ajoutant : « C’est pourquoi, même si je n’ai pas apposé ma signature sur le document adressé à Monsieur le Président de la République, je l’approuve totalement. Je souhaite, comme certainement toute la population de cette région, qui n’aspire, comme tout le peuple algérien, qu’à vivre en paix et en sécurité, le maintien de cette équipe qui a fait ses preuves, au niveau de la wilaya de Ghardaïa, ne serait-ce que pour deux autres années. C’est le minimum, à mon sens, pour asseoir définitivement la sérénité et surtout lancer concrètement tous les projets en gestation. » C’est en effet, le souhait de tous ceux avec qui nous avons eu à discuter de la lettre adressée au Président de la République.