« Tout est fin prêt pour la grande fête du sport de masse, fête qui alliera le sport, le tourisme, la culture et l’environnement.

Ensemble, avec la précieuse collaboration des autorités locales, notamment le grand soutien et l’apport du wali, Azzedine Mechri, des chefs de daïra et des édiles des trois communes avec pour chacune une des trois étapes de ce Marathon des Dunes dans l’ordre chronologique de passage, El Atteuf, Metlili et Ghardaïa. Nous avons procédé aux derniers réglages et ainsi arrêté le programme définitif, soit notre feuille de route pour toute la durée de cet évènement, s’étalant du 26 décembre 2017 au 1er janvier 2018.»

 

C’est ce qu’a déclaré Abdelmadjid Rezkane, l’organisateur du Marathon des Dunes, à la presse. Il a fait un point de situation sur la préparation et les dernières retouches au programme de la 14e édition du Marathon des Dunes, deuxième du genre à être organisé à Ghardaïa après celui de 2005. Selon le programme qui a été remis à la presse, le départ de la première étape, qui aura lieu le 28 décembre, sera donné de l’esplanade du 1er-Mai, face à la gare routière dite SNTV de Ghardaïa. Les athlètes, qui auront à « avaler » 9 km d’asphalte, longeront le boulevard 5-Juillet, parallèlement au lit de l’oued M’zab, au-dessous du K’sar de Mélika, puis de Tichrihine, et longeront la face sud du K’sar de Beni Izguène, du côté d’El Harameïne. Ils arriveront au superbe monument de la Concorde à Sidi Abbaz, puis bifurqueront vers El Atteuf par la façade nord du K’sar de Bounoura, avant de s’engouffrer sur la route qui les mènera vers leur lieu d’arrivée, la vieille placette du K’sar d’El Atteuf. Le premier de la pentapole du M’zab à avoir été érigé dans cette vallée par les Rostemides, il y a plus de dix siècles. La 2e étape, également longue de 9 km, aura lieu le 30 décembre, à 45 km au sud de Ghardaïa, exactement dans le berceau de la grande tribu des Châambas, Metlili. Le départ de cette étape, qui sera courue en boucle à l’intérieur de la ville, sera donné devant le monument et le musée du Moudjahid au centre-ville alors que l’arrivée se fera au niveau de la vieille placette. Deux jours plus tard, soit le 31 décembre, veille du réveillon de la Saint Sylvestre, se déroulera la troisième et dernière étape sur les territoires des deux communes voisines de Bounoura et Ghardaïa. Le départ sera donné devant le siège de l’APC de Bounoura à partir duquel les coureurs s’élanceront tout au long du boulevard de Sidi Abbaz, grimperont sur quelque 300 mètres vers le promontoire de Bouhraoua, longeront le célèbre Sid El Moustadjeb, redescendront par Ben Smara, puis s’engouffreront dans le grand quartier mozabite de Belghanem. Ils déboucheront de Kerkoura, puis entameront la descente en longeant les quartiers de Beyn Djeblin, la cité Aâfafra, El Korti, Echaâba, Aïn Lebeau et enfin, en apothéose, la place du mythique vieux marché de Ghardaïa. Abordant la raison du choix de Ghardaïa pour cette édition, Abdelamadjid Rezkane a évoqué deux raison essentielles : « La première est celle de répondre à une demande du wali de Ghardaïa, avec lequel j’entretiens depuis assez longtemps de bonnes et cordiales relations et avec lequel j’ai déjà organisé avec succès des marathons à El Oued, Béchar et Bordj Bou Arreridj du temps où il était wali de ces villes. La seconde est celle d’amener les gens et, notamment les étrangers, à être témoins de la sérénité et de la sécurité absolues qui règnent dans la région, après les douloureux évènements qui l’ont gravement affectée. Aujourd’hui, c’est ce que nous voudrions que les athlètes étrangers qui vont y participer constatent d’eux-mêmes et rapportent fidèlement leurs opinions. » Il précisera : « Nous estimons la participation à quelque 430 à 500 participants dont 180 Algériens de diverses wilayas, 200 des différentes associations locales et 50 étrangers, dont des Anglais, des Français, des Belges, des Suisses et même un Sud-Coréen, qui a déjà participé avec nous à plusieurs éditions. Tous les participants ainsi que les organisateurs et encadreurs seront logés à l’hôtel El Djanoub de Ghardaïa avec lequel nous avons signé une convention de partenariat et dont nous remercions le directeur général de l’EGT Ghardaïa pour sa précieuse collaboration. » La participation n’est « ouverte qu’aux non licenciés dans une association ou structure sportive», indique-t-il. Abdelmadjid Rezkane rappelle que ce marathon «d’ailleurs placé sous le thème «le sport, la santé, la culture et l’environnement» n’a pas vocation à faire de la performance. Bien au contraire, l’objectif est d’attirer le maximum de personnes vers le sport de masse. Notre but est de valoriser le tourisme dans la région et d’en faire une destination prisée. » Sur le pourquoi de la longue attente pour divulguer le parcours et les étapes, Abdelmadjid Rezkane regrette au passage l’absence des chaînes télévisuelles étrangères, telles France 2 et ZDF qui, initialement avaient déclaré leur intention de venir couvrir l’évènement. Mais en définitive, pour des problèmes administratifs, elles ne seront pas parmi nous. Il impute le retard à ce besoin d’être les plus visibles en termes d’images et pour lesquelles on se devait de bien choisir le parcours pour permette à leurs caméras d’avoir les plus belles prises de vue possibles «C’est pourquoi nous n’avions pas arrêté plus tôt précisément les trois circuits de Metlili, El Atteuf et surtout Ghardaïa, et sa superbe vallée avec les différents sites protégés et classés au patrimoine universel de l’humanité par l’Unesco. Nous avons pris le temps de choisir les meilleurs parcours possibles en termes d’architecture et de beauté du paysage pour donner la meilleure image de la région et donc du pays », a-t-il précisé. Enfin, au menu de cette manifestation, il est prévu des visites touristiques guidées dans la région et des soirées musicales. Pour la nuit du réveillon, l’organisateur préfère, pour l’instant garder comme surprise le lieu où les participants seront conviés à le célébrer. Ce n’est pas ce qui manque à Ghardaïa comme lieu enchanteur pour ce type de fête. A condition de s’y prendre à l’avance car au mois de décembre, la région est prise d’assaut par les touristes venant enterrer l’année en cours et entamer la suivante.