Une simple arrestation d’un jeune en train de fumer discrètement un joint dans un coin sombre a permis aux limiers de la police judiciaire de la 2e Sûreté urbaine de Sidi Abbaz, dans la commune de Bounoura, de remonter toute une filière composée de 14 personnes qui s’adonnaient à la commercialisation, et la consommation de psychotropes.

En effet, le jeune arrêté en premier, qui s’est avéré être un simple consommateur a aussitôt balancé son fournisseur en kif traité. Celui-ci, connu des services, a fait l’objet d’une perquisition de son domicile sur mandat du procureur de la République près le tribunal de Ghardaïa, et là, surprise au lieu de trouver du kif traité, c’est une petite quantité de comprimés de psychotropes qui a été découverte. Arrêté, le jeune a donné le nom de son fournisseur qui à son tour a été arrêté. Entre temps, les limiers de la police judiciaire, exploitant les messageries des téléphones des individus arrêtés, démêlèrent la toile d’araignée qui compose le réseau. Arrêtés les uns après les autres, tous les individus donnèrent la même adresse de leur fournisseur principal, un pharmacien de la ville. Et effectivement, aussitôt le mandat de perquisition en mains, une armada de policiers encercla la pharmacie et procéda à la perquisition d’usage qui s’avéra être fructueuse puisque pas moins de 174 500 comprimés neuroleptiques de sept marques différentes et une quantité de 7 500 ml d’un liquide hallucinogène, ainsi qu’une petite quantité de kif traité ont été découverts. Au total 14 individus, âgés entre 25 et 40 ans, ont été arrêtés, dont le pharmacien fournisseur. Accusées, pour trois d’entre eux, de détention et consommation de drogues et de psychotropes et pour le reste, soit 11 personnes au total, et commercialisation de psychotropes, elles ont été présentés jeudi devant le procureur de la République près le tribunal de Ghardaïa qui les a déférés devant le magistrat instructeur. Elles ont été tous les quatorze placées sous mandat de dépôt et incarcérées à la prison de Châabet Ennichène de Ghardaïa pour les mêmes accusations, à savoir détention et commercialisation de psychotropes.