151 permis de conduire ont été retirés en mars, a indiqué un communiqué remis à la presse par la cellule de communication de la Sûreté de wilaya de Ghardaïa.

Ces chiffres, même s’ils restent éloquents quant à l’usage que nous faisons, nous, Algériens, de notre voiture (ou tout autre engin roulant) et de notre façon de conduire, ne doivent en aucun cas être pris pour des résultats tangibles tant que des drames continuent de se produire sur nos routes, engendrant des blessures à vie et sauvent des morts, endeuillant ainsi des familles qui perdent des êtres chers. Ce qui dénote, si besoin est, la persistance de la délinquance au volant de beaucoup de chauffards et d’autre part de la résolution des services de sécurité à combattre ce phénomène qui engendre chaque année des milliers de morts et de blessés sur nos routes, même s’il faut constater qu’en termes d’accidents et de victimes, il y a quand même une sensible baisse constatée. En tout état de cause, c’est ce qui transparaît du communiqué de la Sûreté de wilaya de Ghardaïa, dans son volet activités des services de la voie publique pour le mois de mars 2018. Il est ainsi fait mention de 18 accidents de la circulation relevés en milieu urbain engendrant des blessures, à divers degrés de gravités, à 24 personnes. Les raisons principales énumérées ayant engendré ces accidents sont imputables essentiellement au facteur humain (fatigue et somnolence au volant) et les dépassements dangereux, l’excès de vitesse, le non-respect des plaques de limitation de vitesse, du code la route, des plaques de signalisation routière et l’utilisation du téléphone au volant. Quant aux infractions relevées pendant ce même mois, il est fait état de 555 infractions au code de la route dont 151 ont été sanctionnées par un retrait immédiat du permis de conduire et 7 véhicules mis en fourrière. Pour la même période, 72 P-V ont été dressés pour défaut de présentation d’assurances, de transport de personnes sans autorisation et de présentation de certificat de contrôle technique de véhicule ou engin alors que 10 218 véhicules et engins ont été contrôlés à cette même période aux 476 points de contrôle dressés sur l’ensemble de la wilaya ainsi que par 874 patrouilles mobiles et 559 patrouilles pédestres. Pour ce qui est des motos, véritable problème de circulation à Ghardaïa, notamment compte tenu de la spécificité de la région et de son urbanisme architectural fait de dédales, une large opération de contrôle et de maîtrise de ces petits bolides a été lancée avec succès depuis maintenant près d’une année donnant des résultats appréciables tendant surtout à faire admettre aux conducteurs de moto de respecter la réglementation en matière administrative mais aussi et surtout sur le plan sécuritaire, par le port obligatoire du casque et du respect absolu du code de la route et des panneaux de signalisation routière. Ainsi, sur 68 contraventions établies, pas moins de 59 infractions ont été relevées par les services de police, toutes sanctionnés par des P-V dressés à l’encontre de leurs auteurs et 10 mises en fourrière pour non-respect du code de la route et/ou défaut de papiers réglementaires. Quinze retraits de permis de conduire de moto pour divers délits portant atteinte au respect des règles prudentielles de conduite ont par ailleurs été effectués à la même période. Par ailleurs, 28 points noirs ont été identifiés à travers les zones urbaines de la wilaya de Ghardaïa et pris en charge par une mobilisation d’éléments et de patrouilles en véhicules et à motos pour fluidifier la circulation et éliminer les bouchons et les embouteillages. Enfin, et malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation organisées par les membres de la cellule de communication, appuyés par des officiers de la voie publique, notamment à travers les ondes de la radio locale en direction des automobilistes, force est de constater que la tendance des accidents et des infractions restent relativement haussière. En effet, ceci ne semble pas persuader, outre mesure, des automobilistes irrespectueux des règles de la circulation, notamment en milieu urbain, ce qui doit encore inciter les pouvoirs publics, d’un côté, à renforcer et même durcir les sanctions contre notamment les récidivistes et, de l’autre, maintenir l’acte pédagogique sur le respect du code de la route et des normes de sécurité. Enfin des numéros verts, le 17, le 104 et le 15 48 sont mis à la disposition des citoyens 24H/24, pour signaler tout agissement ou acte portant atteinte à la sécurité d’autrui ou dénoncer des contrevenants aux lois de la République. La sécurité est l’affaire de tous et non pas uniquement celle des services de sécurité. Chaque citoyen et interpellé pour apporter sa contribution -citoyenne au sens plein du terme- à la sécurité de tous pour un vivre ensemble harmonieux.