Les pays membres de l’Opep+ s’apprêtaient à se réunir, hier, en maintenant leurs prédispositions à ajuster les niveaux de leur production générale en fonction des conditions et développements du marché pétrolier international, a déclaré le Secrétaire général de l’Opep, Mohamed Barkindo, cité dans un communiqué de l’Opep.
C’est ce qu’il a indiqué, dimanche, lors de la 47e réunion du Comité technique conjoint (JTC), précédant la 25e réunion du Comité ministériel conjoint de suivi (JMMC) et la 13e réunion ministérielle de l’Opep et non Opep, tenue hier par visioconférence.
« Les résultats de la réunion ministérielle (Opep+) du 3 décembre ouvrent la voie à un retour progressif de 2 mb/j sur le marché au cours des prochains mois, tandis que les pays participants sont prêts à ajuster ces niveaux en fonction des conditions et développements du marché pétrolier international », a indiqué M. Barkindo, cité par le communiqué de l’Opep. Il est revenu sur les « efforts inlassables » des membres de l’alliance qui ont pris des décisions « proactives et décisives » en avril, juin, septembre et décembre 2020, a-t-il souligné.
Il a, dans ce cadre, qualifié ces actions d’audacieuses et d’opportunes des pays participants à la DoC tout au long de la crise de la Covid-19. « Collectivement, nous avons apporté une réponse sans précédent à un choc de marché sans précédent et nous continuons à mener l’industrie sur la voie de la reprise », a déclaré Barkindo.
Selon lui, l’économie mondiale devrait croître de 4,4% en 2021, notant que les récents développements du vaccin Covid-19 ont injecté de l’optimisme dans l’économie et le marché pétrolier.
Concernant les développements du marché pétrolier, il a déclaré que l’organisation prévoit que la demande de pétrole brut passera de la marche arrière à la marche avant et augmentera à 95,9 mb/j cette année, un gain de 5,9 mb/j à partir de 2021.
Le Secrétaire général de l’Opep a conclu, en soulignant la nécessité de continuer à travailler ensemble dans le cadre de « la DoC historique au profit des producteurs, des consommateurs et de l’économie mondiale, en général ». Au cas où l’Opep+ maintient sa stratégie en matière de production pétrolière, les prix du baril pourraient se maintenir au-delà de 50 dollars durant le premier semestre 2021, a estimé, de son côté, le ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar.
Le baril de brut restera à ce niveau de prix « si les bonnes décisions sont prises pour préserver les cours du marché pétrolier », a-t-il précisé, hier, lors d’un point de presse en amont de la tenue des travaux de l’Opep+. « Jusqu’à aujourd’hui, nous avons toujours pris des décisions qui ont préservé les cours, le Brent est à 52 dollars et le Sahara Blend dépasse les 50 dollars », a-t-il fait observer, confiant que selon les données actuelles, « il serait souhaitable pour nous de ne pas augmenter la production durant le mois de février, afin de ne pas impacter les marchés ».
Alors que l’alliance tenait ses réunions, l’or noir entamait la nouvelle année en belle forme. Après un long weekend entamé vendredi 1er janvier, les marchés londonien et newyorkais affichaient des prix en hausse durant la matinée, soit jusqu’à 53,33 pour le Brent de la mer du Nord et 49,83 dollars pour le WTI.
Mais cette tendance s’est inversée dans l’après-midi, poussant la référence européenne à reculer à 51 dollars vers 17H (heure algérienne) contre 47,51 dollars pour la référence américaine. n