PAR MERIEM KACI
La question relative à la gestion des œuvres universitaires refait surface. Le dossier est, en effet, remis sur la table sitôt entamée la nouvelle année universitaire qui semble avoir ramené la tutelle à la réalité du terrain.
Le système de gestion des œuvres universitaires connaîtra une révision, a indiqué le premier responsable du secteur, qui évoque la «nécessité» à ce que ledit système s’adapte à la réalité économique du pays. «Le gouvernement examinera prochainement un projet de révision de la gestion des œuvres universitaires», a souligné Tayeb Bouzid. «Nous comptons réviser l’opération de gestion des œuvres universitaires. Nous avons élaboré une étude globale dans ce sens qui sera bientôt exposée pour débat au gouvernement», a-t-il expliqué lors du lancement officiel de la nouvelle année universitaire au niveau de l’université d’Oran. Il s’agit pour le successeur de Tahar Hadjar à la tête du département de l’enseignement supérieur d’aller vers une adaptation du système des œuvres universitaires avec la situation économique du pays.
L’étude effectuée par la tutelle a, par ailleurs, analysé et évalué différents aspects des œuvres universitaires dont celui inhérent au volet économique, a précisé Tayeb Bouzid, signalant qu’elle a également traité des dysfonctionnements de gestion de ce dossier. Le ministre a également fait part «d’assises d’évaluation» des gestionnaires des œuvres universitaires qui ont abouti à l’impérative introduction des réformes profondes sur le système des œuvres universitaires en vue d’améliorer ses prestations et rationaliser sa gestion. Sur un autre volet, le ministre a estimé que «l’intensification» des efforts pour développer les sciences appliquées et technologiques et promouvoir le numérique et l’intelligence industrielle «ne doit pas pousser l’université à négliger les champs de connaissances liées aux sciences humaines et sociales». Dans ce contexte, il a insisté sur la nécessité de s’adapter à l’évolution dans le monde dans les domaines qui contribuent à construire une société rationnelle équilibrée scientifiquement, socialement et culturellement.
Le ministre a souligné que l’évolution et les mutations ont prouvé l’importance des techniques d’analyse et de lecture des situations sociales, culturelles et économiques pour faire face aux grands défis et enjeux. M. Bouzid a salué les grands efforts menés par les centres de recherche scientifique du pays contribuant à résoudre les problèmes des secteurs sociaux et économiques, soulignant que le défi actuel repose sur la qualité des activités des centres. A une question au sujet de l’orientation vers la langue anglaise, le ministre a répondu qu’il s’agit de renforcer cette langue de l’enseignement universitaire de «manière progressive» partant du développement des normes et des filières scientifiques en anglais, à l’instar des hydrocarbures et du commerce international. Il a fait savoir que «l’étude menée dans ce sens a fait ressortir que la plupart des étudiants sont intéressés par cette tendance vers la langue anglaise».
Le ministre a aussi abordé le projet du baccalauréat professionnel qui sera élaboré par les ministères de l’Education nationale, de la Formation et de l’Enseignement professionnels et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. <