Par Feriel Nourine
Nouveau changement au commandement de la Gendarmerie nationale, où le général Ali Ouelhadj Yahia a remplacé, hier, le général major Gouassemia Noureddine, limogé par le président de la République Abdelmadjid Tebboune.
Avant sa promotion au poste de commandant de la Gendarmerie nationale, le Général Ali Ouelhadj occupait le poste de chef d’état-major de commandement de la Gendarmerie nationale. Auparavant, il avait occupé plusieurs postes de haut rang dans la même institution, dont celui de commandant régional au commandement de la 3e Région militaire (Béchar) où il avait été nommé en 2015.
Le limogeage de Gouassemia Noureddine intervient une année, presque jour pour jour (4 août 2020) après sa nomination à ce poste, succédant au général major Abderrahmane Arrar, admis à la retraite. En février 2020, il avait été installé au poste de chef d’état-major du même corps d’armée en remplacement du Général Serhoud Smaïl. Pendant ces deux périodes, Nourredine Gouasmia détenait le grade de général et le 5 juillet dernier, il a été promu au grade de général major.
Son successeur a été installé lors d’une cérémonie présidée par le général de Corps d’Armée, Saïd Chanegriha, Chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), a indiqué un communiqué du ministère de la Défense nationale.
Il y a lieu de noter que depuis 2015, la Gendarmerie nationale a connu plusieurs changements à son commandement, avec un limogeage qui a touché tous les responsables militaires qui ont occupé ce poste névralgique. Les raisons des limogeages effectués sont quasiment tous liés notamment à des affaires de corruption et de trafic d’affluence.
Avant l’arrivée du général Gouasmia, le général Abderrahmane Arrar avait pris les commandes de la Gendarmerie nationale en remplacement du général Ghali Belkessir, installé à ce poste au début du mois de juillet 2018, à la place du général major Menad Nouba.
Les deux généraux avaient été cités dans plusieurs affaires de corruption, et le général major Nouba avait été condamné par la Cour militaire de Blida, en juin dernier, à une peine de 15 ans de prison pour « enrichissement illicite » et « abus de fonction », précise encore la même source. Il s’agit de la confirmation de la sentence prononcée initialement par le Tribunal militaire de Blida lors de son procès, tenu le 30 octobre 2019.
Prenant la parole lors de la cérémonie d’installation du nouveau patron de la Gendarmerie nationale, Saïd Chanegriha a de nouveau évoqué « les complots et les manœuvres qui se trament contre l’Algérie », pour affirmer qu’ils ne sont pas le fruit de l’imagination comme prétendent certains sceptiques, mais une réalité « évidente et manifeste ». « Je voudrais souligner, en cette occasion, que les complots et les manœuvres qui se trament contre l’Algérie, et les conspirations échafaudées contre son peuple, desquels nous n’avons cessé de mettre en garde à maintes occasions, ne sont pas le fruit de l’imagination comme prétendent certains sceptiques, mais sont une réalité désormais évidente et manifeste, dont les dessous sont connus par tous », a précisé le général de corps d’Armée dans une allocution d’orientation prononcée lors d’une rencontre avec les cadres et les personnels de la Gendarmerie nationale. Il a relevé que « la campagne intense et acharnée ciblant notre pays et son Armée, à travers certaines tribunes médiatiques étrangères et réseaux sociaux, n’est que la partie émergée de cette guerre perfide déclarée contre l’Algérie, en guise de vengeance pour ses prises de position immuables envers les causes justes, son engagement à préserver sa souveraineté nationale, et ses décisions libres et affranchies de toute forme de soumission ou sujétion », soulignant que « de nouveau, l’ANP saura faire face à tous ceux qui guettent notre pays pour exécuter leurs plans malveillants, appuyée dans cette noble mission par le vaillant peuple algérien ».