Le programme qui fournit du carburant à la population dans l’enclave palestinienne de Gaza manque de fonds, a averti vendredi un porte-parole de l’ONU, soulignant que cette  crise d’énergie a un effet «dévastateur» sur la situation humanitaire déjà « désastreuse».

« Le coordonnateur humanitaire (le Coordonnateur résident et Coordonnateur de l’action humanitaire de l’ONU dans le territoire palestinien occupé), Jamie McGoldrick, a écrit à la communauté des donateurs pour l’informer que le Programme de carburant d’urgence aidé par les Nations Unies, qui fournit du carburant d’urgence permettant de faire fonctionner des groupes électrogènes dans d’importants établissements de santé, ou dans des installations d’approvisionnement en eau et d’assainissement, manque de fonds», a fait indiquer le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stephane  Dujarric.
« Si nous ne recevons pas de nouveaux fonds immédiatement, nous serons confrontés à une interruption potentiellement catastrophique des prestations de services. Les services fournis par les hôpitaux, les cliniques, le traitement des eaux usées, les installations d’approvisionnement en eau et d’assainissement cesseront de fonctionner », a dit le porte-parole citant M. McGoldrick.
Sur la base du déficit d’électricité qui se fait actuellement sentir
à Gaza, où l’on enregistre des coupures atteignant 20 heures par jour, un minimum
de 4,5 millions de dollars américains sont nécessaires pour fournir quelque 1,4 million de litres de carburant par mois, indispensables pour couvrir les services jusqu’à la fin de l’année.