Le nombre d’abonnés au réseau électrique national est passé à 10,4 millions, tandis que celui relatif au gaz a atteint les 6,4 millions de clients. Ces deux chiffres placent l’Algérie parmi les leaders en Afrique, voire dans le monde, en matière d’approvisionnement en énergie. Ils sont le résultat d’une politique aussi ancienne que la création de la Sonelgaz en 1969 et le choix politique de l’Etat algérien de « mailler » l’ensemble du territoire en équipements électriques et gaziers destinés aux ménages comme aux installations publiques et industrielles.
Une politique qui se poursuit jusqu’à aujourd’hui en dépit des effets de plus en plus lourds à supporter de la crise économique et des difficultés financières que rencontre la holding Sonelgaz pour la conduite de ses investissements, alors que le débat sur les prix à la consommation de l’énergie demeure posé.
Rien pour que l’année 2020, 370 000 nouveaux foyers ont été raccordés au réseau d’électricité et 362 000 autres foyers au réseau du gaz naturel, a indiqué, hier, le ministère de l’Energie dans une synthèse en préambule du bilan annuel provisoire du secteur de l’énergie. Ainsi, selon le département d’Abdelmadjid Attar, le nombre d’abonnés au réseau électrique national a été porté à 10,4 millions, tandis que celui du gaz a atteint les 6,4 millions de clients. Cette toile électrique et gazière devrait d’ailleurs se densifier davantage à la faveur du plan destiné au raccordement aux localités enclavées du pays et oubliées des programmes de développement socio-économique. Ces « zones d’ombre » pour lesquelles 822 projets ont été réalisés pour l’électricité (soit un taux de 19%) sur un objectif 4 381 projets et 482 projets réalisés dans le domaine du gaz sur 1 882 projets prévus (25%).
Selon le ministère de l’Energie, les raccordements en électricité des périmètres agricoles ont atteint les 1 706 sur les 3 864 projets prévus, soit un taux de réalisation de 44%, alors que le raccordement des investisseurs a concerné 306 projets sur 1 279 demandes pour l’électricité (24%) et 78 projets pour le gaz sur 360 demandes enregistrées (22%). La même source rappelle que Sonelgaz a porté la capacité installée de production de l’électricité à 23 GW en 2020 contre 22 GW en 2019, à la suite de l’entrée en service de nouvelles centrales. Ces réalisations ont été accompagnées, selon le bilan du ministère, par un renforcement des réseaux électriques et gaziers, avec la réalisation de 4 200 km de lignes électriques (HT/MT/BT) et 785 postes (MT/BT), ainsi que 450 km de canalisations et 49 postes gaz.
Pour ce qui concerne les ventes d’électricité durant l’année 2020, elles se sont élevées à 63 Téra Watt Heures (TWh), en baisse de -4% par rapport aux réalisations de 2019, et ont concerné tous les clients, notamment de la basse tension (- 4,2%). Les ventes de gaz ont enregistré un recul de -1,3% à 18 milliards m3 en 2020. En matière de recherches et de nouvelles découvertes, le ministère de l’Energie a fait état d’une baisse de l’effort global d’exploration et de développement (-44%) pour atteindre 485 milliers mètres forés en 2020, avec l’achèvement de 166 puits, contre 265 puits en 2019. n