Le retour du Gallois à Madrid cet été ne fera pas que des heureux. À commencer par la direction, qui affiche de sacrées ambitions pour le mercato. «Le plan initial était de faire une saison chez les Spurs et après l’Euro, il me restait encore une année au Real Madrid. Mon plan est de revenir, c’est ce que j’ai prévu».
Les propos de Gareth Bale dans la journée de mardi ont rapidement fait le tour des médias espagnols. Zinedine Zidane, Luka Modric, Karim Benzema et toute la bande retrouveront ainsi l’ailier gallois dès la reprise de l’entraînement cet été. Une nouvelle qui n’a pas vraiment été accueillie avec joie chez nos voisins espagnols, où les fans du Real Madrid espéraient bien se débarrasser définitivement de lui.
Il faut dire que chez les Spurs, l’ancien numéro 11 du Real Madrid n’a pas vraiment répondu aux attentes. Utilisé qu’à douze reprises en Premier League par José Mourinho, dont six titularisations, Bale signe une saison très médiocre malgré du mieux lors du mois de février, où on a par moments retrouvé celui qui avait brillé lors de sa première étape à Londres. Hors de question donc de faire un effort financier colossal pour le garder. Et si ça n’arrange pas le club de la capitale espagnole, c’est justement à cause de l’aspect financier.

15 millions d’euros annuels à débourser en plus
Comme l’explique Mundo Deportivo, son retour va être un nouvel obstacle pour les Merengues, qui sont dans une situation financière pas évidente. Avec le retour de Gareth Bale, c’est 15 millions supplémentaires (7,5 millions de salaire, 7,5 millions de charges) que le champion de Liga va devoir payer, puisque son salaire de 30 millions brut était partagé en deux avec l’écurie anglaise. Moins d’argent pour le mercato de Florentino Pérez, qui souhaite recruter un voire deux galactiques, avec Kylian Mbappé et Erling Haaland comme principaux candidats.
Et vu le marché actuel et la crise qui frappe énormément de clubs, les Madrilènes savent également qu’il sera très difficile de réussir à placer le Gallois dans un autre club. Une nouvelle épine dans les pieds de l’état-major madrilène qui aura une marge de manœuvre un peu moins importante, alors que d’autres dossiers prioritaires comme celui menant à Sergio Ramos doivent aussi être réglés.