Le département des Transports examine la possibilité de confier la gestion des gares routières à des opérateurs privés, a annoncé jeudi à Alger le ministre du secteur, Aïssa Bekkaï. «Les grandes gares routières posent un grand problème au niveau du ministère des Transports. Nous avons étudié l’état des gares routières et allons présenter un programme et des propositions au gouvernement pour confier leur gestion à des opérateurs privés», a précisé M. Bekkaï lors d’une plénière à l’Assemblée populaire nationale (APN) consacrée aux questions orales. Le premier responsable du secteur a évoqué l’état déplorable de plusieurs gares routières, à l’instar de celle de Touggourt qui a coûté à l’Etat 90 milliards de centimes. Concernant la wilaya de Sétif, M. Bekkaï a écarté la réalisation du projet d’une nouvelle grande gare routière, indiquant que la commission d’examen de la wilaya a précisé que la gare routière actuelle était suffisante pour satisfaire les besoins des citoyens. Pour ce qui est du transport ferroviaire, le ministre a rappelé que les lignes exploitées s’étendent actuellement sur 4300 km, faisant état de 6.000 km en cours d’étude et 2300 km en cours de réalisation. Selon le ministre, ces lignes atteindront 6.500 km en 2023 et 12.500 km à long terme. Concernant la complémentarité entre le transport ferroviaire et d’autres modes de transport, M. Bekkaï a fait savoir que «cette vision est envisagée par l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (ANESRIF) mais sa concrétisation tarde pour des raisons administratives, voire faute de moyens». Un décret sera signé dans les prochains jours pour rattacher au ministère des Transports l’ANESRIF, qui relève actuellement du ministère des Travaux publics, a-t-il annoncé. Selon le ministre, les autorités publiques misent sur les projets de transport ferroviaire pour désengorger les routes, mais «la question du financement se pose encore». A une question sur le projet de chemins de fer au niveau de la wilaya de Laghouat pour relier les wilayas de Djelfa et d’El Bayadh sur 280 km, le ministre a affirmé que le projet était à l’étude. Ce projet qui n’est pas encore inscrit entre dans le cadre du programme visant à relier les principales villes des Hauts Plateaux au réseau de transport ferroviaire existant, à raccourcir les trajets, à désenclaver ces régions et à accroître les échanges commerciaux entre elles. <