Par Hamid Bellagha
Malgré la suspicion de «spécialistes» quant à la pertinence d’exploiter le site minier de Gara Djebilet, les experts, les vrais, sont passés à la vitesse supérieure en entamant les travaux permettant, dans un futur proche, de mettre l’Algérie dans le Top 5 des exploitants de minerai de fer.
La wilaya de Tindouf a annoncé, ce mardi, que l’opération de «bombardement» n°03 avait été menée à bien. Ce procédé permet l’extraction de quantités importantes de minerai de fer avec un minimum de pertes et de résidus.
Ces importantes quantités de fer seront acheminées par voie terrestre vers le Nord en premier, grâce à des convois d’engins poids-lourds, puis par la voie ferrée en construction. Une grande partie sera transférée à l’étranger pour traitement chez des partenaires économiques, la Russie et surtout la Chine, l’autre partie sera traitée au sein d’entreprises nationales, spécialisées dans les transformations sidérurgiques.
Pour mémoire, le début de l’exploitation de Gara Djebilet a été donné par le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, fin juillet dernier, mettant fin à un suspense qui aura duré presque cinquante ans après le vœu de l’Algérie d’exploiter le gisement de fer en compagnie du… Maroc. Ce dernier s’étant désisté au dernier moment, Alger n’a pas jugé bon d’exploiter le gisement faute de prix incitatifs, à l’époque.
Avec le passage de la Covid-19 tout minerai est devenu soudainement rare et motivant financièrement. L’occasion pour le pays d’engranger une autre rentrée de devises en ces temps de disette internationale.
L’enclenchement de l’exploitation du site de Tindouf, en plus de l’aspect pécuniaire, est aussi une lettre pleine de messages à ceux qui contestent à l’Algérie le droit et la compétence de la production de fer made in Gara Djebilet. De nombreuses entreprises multinationales, qui auraient voulu être de la partie, en plus de notre voisin véhément de l’Ouest, avaient tablé sur une «lassitude» algérienne, le projet ayant trop traîné comme celui du défunt Desertec.
Mais avec les alliances avec la Chine et la Russie, en plus du savoir-faire algérien qui a pris du muscle depuis longtemps, Gara Djebilet est devenu une réalité déjà palpable puisque le site est opérationnel depuis mardi.
A charge maintenant pour les cadors algériens d’honorer toute la confiance placée en eux et aux entreprises algériennes de s’impliquer à fond pour l’extraction et la transformation du nouveau pétrole algérien.