La galerie « Ifru-Design » organise, dès demain, le vernissage de l’exposition « Corpo » de Mouni Benkhoudja, une artiste peintre de la diaspora italienne et qui expose pour la première fois en Algérie. Autodidacte, mais néanmoins inspirée par le courant artistique italien «surréaliste», l’artiste présentera une collection d’une dizaine de toiles déclinées sur l’image du corps.
La responsable de la galerie, Amel Bara Kassimi, nous souligne à propos de l’organisation de cette exposition que « le travail de Mouni Benkhoudja m’a été proposé par des proches. Ses toiles m’ont immédiatement captivée, elles sont à la fois professionnelles, parlantes et communicatives. Elles dégagent une véritable passion ». Elle ajoute que «ses toiles expriment des sentiments et des états d’âme à travers une certaine vision du corps ».
Présentée comme une artiste dont les premiers pas se sont faits de manière autodidacte, Mouni Benkhoudja a été passionnée dès l’enfance par les arts et  encore plus après sa rencontre avec la culture et le patrimoine pictural italiens. L’artiste née en Algérie a rejoint l’Italie durant la dernière décennie après avoir grandi entre les villes de Béjaïa et Alger. Restée toujours proche de sa passion d’enfance, son amour pour le dessin mais aussi la photographie, l’artiste aura par  ailleurs profité de sa présence en Italie pour rejoindre le cours du professeur et artiste plasticien Davide Peretti Poggi. « C’est là où elle a appris les différentes techniques de peinture qu’elle partage avec nous. Et pour la première fois en Algérie », nous précise Amel Bara Kassimi.
Quant aux œuvres en elles-mêmes, « une dizaine de toiles dont certaines de grand format », elles se déclinent notamment «à travers des portraits et la technique du clair-obscur célèbre de l’art italien », nous explique la galeriste.  Des œuvres nécessitant un très long travail, réalisées entre 2013 et 2017, et que les visiteurs de la galerie vont découvrir pour la première fois demain jeudi.
Pour rappel, la galerie « Ifru design » a mis en place un très important programme pour cette année 2020 avec l’organisation d’expositions, d’ateliers et aussi de rencontres avec des personnalités du monde de la culture. Amel Bara Kassimi nous explique que l’atelier du samedi, dédié à la décoration, a été  récemment lancé en ouvrant ses portes «à tous les passionnés ». Elle nous annonce également que  «durant ce mois de février, des rencontres littéraires mais aussi philosophiques sont au programme. La prochaine sera organisée le 13 de ce mois où nous accueillerons le critique d’art Ali El-Hadj Tahar, pour une rencontre dédiée à la peinture algérienne moderne ».
Notre interlocutrice estime que l’organisation de ce genre d’activités au sein de la galerie d’art, en plus des expositions d’artistes, est nécessaire au paysage culturel algérien. Affirmant que «c’est aussi le but de la galerie, nous voulons englober les différentes aspects de l’art (…) et une rencontre dédiée à la littérature où la philosophie va en ce sens. Je tiens beaucoup à ce genre de rencontres ».n