L’impact de la catastrophe écologique, suite à la fuite de pétrole de l’oléoduc OK1 à El Oued, le 3 septembre dernier, est analysé sous la loupe de la commission spécialisée du ministère de l’Agriculture qui poursuit ses travaux sur les lieux de l’incident, pour évaluer les dégâts sur les terres agricoles et éventuellement les puits d’irrigation, a indiqué, jeudi dernier, le ministère de l’Agriculture dans un communiqué.

L’équipe d’experts, composée des cadres du Bureau national d’études pour le développement rural (Bneder) et de l’Institut national des sols, de l’irrigation et du drainage (Insid), a entamé les travaux d’évaluation sur le terrain, le 7 septembre dernier. Accompagnés par les cadres locaux de la Direction des Services agricoles de la wilaya d’El Oued, les pédologues ont commencé d’abord par l’évaluation des dégâts causés au niveau des exploitations agricoles, en procédant à la localisation des points de sondage, à la description des dégâts, à la prospection pédologique, au creusement des profils, à la description des horizons sol et au prélèvement des échantillons.
L’équipe d’experts a ensuite procédé au recensement des exploitations de palmeraies touchées au niveau des deux communes concernées, Still et Oum El Tyour, et à l’identification des points d’eau à usage d’irrigation situés au niveau des exploitations et sur le lit principal d’oued Ettel. Ils ont également mobilisé les agriculteurs pour l’ouverture des profils pédologiques en plus de leur sensibilisation sur les conséquences de l’utilisation de l’eau des puits contaminés, situés dans le lit d’oued pour l’irrigation. «Le travail se poursuivra jusqu’à l’évaluation finale en vue de prendre les mesures appropriées et les actions à mettre en œuvre à même de permettre aux agriculteurs de reprendre leurs activités agricoles », ajoute le communiqué.
Selon les Services agricoles, la commission a été accompagnée dans son travail par des professionnels locaux, parmi les agriculteurs et les éleveurs, dans le cadre de l’ouverture de canaux de communication transparente avec les parties sinistrées. Pour sa part, la commission spécialisée du ministère de l’Environnement s’appuiera dans sa démarche sur les résultats de son homologue du ministère de l’Agriculture, d’autant que l’enquête et les inspections ont concerné les volets de l’eau et du sol et le degré de leur pollution par la fuite de l’oléoduc OK1. La commission de l’Environnement interviendra ensuite, forte de ces données techniques étudiées, pour le traitement des effets de la pollution de l’eau et du sol, et la prise de mesures qui s’imposeraient concernant les retombées de cette catastrophe.

Sonatrach poursuit les opérations de nettoyage
Par ailleurs, le Président-Directeur général du groupe Sonatrach a effectué, jeudi dernier, en compagnie de cadres supérieurs, une visite de travail et d’inspection à la région d’El Baaj, dans la commune d’Oum Tiour à El Oued, indique la société nationale dans un communiqué. Lors de cette visite, qui s’inscrit dans le cadre du suivi de l’état d’avancement des travaux, le PDG de Sonatrach s’est réuni avec des représentants des autorités locales, à leur tête le Wali d’El Oued. Un exposé a été présenté à l’occasion sur l’avancement des travaux de réparation et de nettoiement entrepris par les équipes techniques. Le PDG a insisté, encore une fois, sur l’impératif de poursuivre le travail et de faire le nécessaire pour remédier aux dégâts de l’incident. La délégation s’est enquise, par la suite, des différentes opérations techniques sur les lieux de l’accident, prenant note de l’état d’avancement des travaux de nettoiement des espaces contaminés. A noter que tous les moyens matériels de Sonatrach ont été mobilisés pour effectuer les différents travaux, à l’instar du laboratoire ambulant pour l’analyse des eaux, du sol et de l’atmosphère, ou encore des camions pour l’absorption des fuites de pétrole. Pour rappel, Sonatrach avait réparé la fuite 48 heures après l’incident et avait souligné à ce sujet dans un communiqué que «l’ensemble des moyens ont été mobilisés pour pallier les séquelles de cet incident et la situation est totalement sous contrôle ». <