Par Feriell Nourine

L’annonce de l’entame de l’opération paiement de la prime exceptionnelle pour les personnels de la santé ne semble pas satisfaire les praticiens.
Ces derniers n’apprécient pas la voie choisie par la tutelle, à savoir un communiqué, pour rendre compte du programme sectoriel élaboré à l’adresse d’un secteur dont ils sont grandement partie prenante. C’est même plus un sentiment de frustration que de colère qui se dégage des interventions des partenaires sociaux de la santé au lendemain de la sortie du département de Benbouzid.
Il est reproché au ministère d’avoir agi au détriment des règles du dialogue tutelle-syndicats et d’avoir pris des décisions sans juger utile de passer par la concertation préalable entre les deux parties. Ceci d’autant que ledit programme, communiqué dimanche, contient des mesures de haute importance, sachant qu’elles concernent la révision du statut particulier des professionnels de la santé.
Sur ce registre, les syndicalistes du secteur pointent du doigt la commission chargée de cette mission et bien d’autres. Ils considèrent, à ce propos, que par sa composante, cette commission n’est pas habilitée à travailler avec le partenaire social. Du moins pas sur les bases d’un dialogue franc et constructif, estime le président du Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP).
A travers la réplique des syndicalistes du secteur au communiqué du ministère, un constat d’échec se dégage du travail effectué à ce jour, en dépit des différentes réunions qui ont regroupé le partenaire social et les représentants de la tutelle. C’est aussi le «flou total» que fait planer le manque de dialogue reproché par le président du SNPSSP au ministère.
A défaut de satisfactions que devait provoquer l’annonce du contenu du «vaste programme sectoriel» chez les professionnels de la Santé et de la confiance qu’il devait renforcer dans leurs rangs à l’égard de la tutelle, c’est, malheureusement, l’effet inverse qui est en train de se produire.
Le désaccord entre les deux parties refait surface et les jours qui viennent risquent d’être bouleversants pour le secteur.