Il ne reste vraisemblablement qu’une annonce officielle, celle déclarant la Covid-19 faisant partie du passé. Le «verdict» est celui de nombreux spécialistes qui répètent, ces derniers jours (surtout hier sur les ondes de la Radio nationale), que le plus dur est passé. Trois arguments sont étalés. Le premier est la non-apparition d’une troisième vague, dont l’imminence avait été prédite durant plusieurs semaines. L’autre argument est la maîtrise affichée de la situation sanitaire au niveau national. Le fait que le nombre quotidien de cas contaminés oscille régulièrement entre 200 et 300 et le nombre de décès ne dépasse pas la barre des 10 par jour, semblent suffire pour faire lâcher à certains médecins un «ouf» loin d’être partagé par la majorité de leurs collègues et, évidemment, de la population. Le dernier argument est en relation avec ce qui se passe sous d’autres cieux. L’image propagée par les médias, malgré quelques «hic», est celle d’une opération de vaccination en phase finale pour plusieurs pays occidentaux.
Toutefois, à bien se pencher sur ces «atouts», tous sont très fragiles. Il est plus que probable que tout change radicalement du jour au lendemain, et ce n’est pas l’existence de plus en plus «remarquée» des variants de la Covid-19 qui va conforter les défenseurs du «ouf».
Ce «dossier» à part, il y a néanmoins celui de la vaccination en Algérie, qui reste à réaliser. Le chantier reste immense alors que la campagne a débuté officiellement, il y a quatre mois. La dernière «instruction» du Premier ministre est venue confirmer, à ce sujet, que presque tout reste à faire. Abdelaziz Djerad a ainsi «instruit», avant-hier, son ministre de la Santé «d’intensifier, dès lundi, la campagne de vaccination contre la Covid-19 à travers le territoire national». Ce qui sonne presque comme un aveu d’échec (même si ce n’est pas avoué directement) de tout ce qui a été fait ces derniers mois. Le retard est indéniable et vérifiable. Il n’est même plus question de comparer avec les pays du Nord, et même quelques pays voisins.
L’un des grands défis du gouvernement est ainsi cette campagne de vaccination qui s’impose d’elle-même avec l’ouverture des frontières aériennes. Les attentes sont énormes et la pression monte crescendo…