PAR MILINA KOUACI
Après avoir monté d’un cran la contestation durant le mois de mai, l’Intersyndicale de l’Education nationale tempère ses ardeurs en décidant d’assurer l’encadrement des examens officiels de fin d’année scolaire. Le collectif maintient cependant l’option de boycott des activités administratives.
C’est ainsi que 9 syndicats autonomes du secteur de l’Education nationale ont insisté sur l’impératif de garantir le bon déroulement des examens nationaux et d’assurer leur réussite, en reconnaissance aux efforts des élèves, annoncent les syndicats dans une déclaration commune.
Une décision prise mardi, à la veille du début des épreuves de fin de cycle primaire par des syndicats de professeurs de l’éducation des trois cycles, censeurs et enseignants de lycée, travailleurs, intendant et conseillers et des superviseurs et adjoints de l’éducation.
Les 9 signataires du communiqué, et qui étaient parmi les 13 syndicats qui avaient menacé de boycotter les examens officiels, ont finalement tranché en faveur de l’encadrement de ces épreuves, en s’entendant sur l’obligation de ne pas nuire au bon déroulement des examens nationaux, à savoir la 5e, qui a eu lieu hier, le BEM et le BAC. « Nous avons décidé de garantir le succès des examens officiels en reconnaissance aux efforts des élèves, au vu d’une année scolaire difficile et exceptionnelle », indique la même source. Une décision qui n’a pas manqué de faire réagir Mohamed Ouadjaout, qui a salué la décision prise par ces syndicats qui avaient menacé en date de 18 dernier de boycotter les examens officiels. « Nous remercions les syndicats pour leur brave décision », a déclaré le ministre depuis Bordj Badji-Mokhtar où il a procédé au lancement des épreuves de fin de cycle primaire.
Ces organisations syndicales maintiennent toutefois leur position concernant le boycott des activités administratives de fin d’année. Il s’agit entre autres de retenir les notes des élèves et de ne pas les transmettre à l’administration. Le collectif syndical a appelé, en outre, à la promulgation d’une loi « criminalisant toute agression contre les personnels et les fonctionnaires du secteur de l’Education », suite à celle enregistrée récemment contre 9 enseignantes à Bordj Badji-Mokhtar.
Concernant les séances de travail bilatérales rassemblant les responsables de l’Education nationale et des représentants des organisations syndicales agréées, tenues du 17 au 29 mai dernier, en exécution des orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et consacrées à l’examen des dispositifs et mécanismes de révision des statuts du secteur et à la prise en charge du volet socioprofessionnel des travailleurs du secteur, le collectif syndical a déploré « l’exclusion » de deux organisations syndicales des intendants et des censeurs des lycée, (Conseil national autonome des censeurs des lycées et du Syndicat national autonome des fonctionnaires de l’intendance de l’Education).
Les syndicats appellent leurs bases à s’unir autour de leurs syndicats jusqu’à satisfaction de leurs revendications socioprofessionnelles, en exprimant leur attachement à leur plateforme de revendications. Il s’agit entre autres de la protection du pouvoir d’achat, de l’augmentation du point indiciaire, le droit de départ à la retraite anticipée et la libération des écoles primaires de la gestion des collectivités locales. n