La Coordination nationale des militaires à la retraite, des blessés, des radiés et des ayants-droit a décidé de reprendre la protestation. Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, le coordinateur national Merouane Bessafa a appelé tous les membres de son organisation à la mobilisation en vue de mener des actions de protestation au cours des prochaines semaines. La date et la nature de ces actions n’ont pas été révélées.

« Tous les coordinateurs sont appelés à mobiliser leurs éléments dans l’objectif de reprendre les actions de protestation sur le terrain », écrit Bessafa sur sa page Facebook. Il ajoute :
« Tout le monde doit être prêt. » Ces actions, selon la même source, ont pour but de faire valoir les droits des anciens militaires et de leurs familles.
De son côté, la figure emblématique du mouvement des anciens militaires Ammar Hassini, dit Amar El Béret, appelle les membres de la Coordination nationale des militaires à la retraite, des blessés, des radiés et des ayants-droits à la mobilisation. Un appel qui a eu un écho favorable sur les réseaux sociaux.
Dans un communiqué diffusé le 10 juillet dernier, la coordination fait part de la lenteur constatée dans la prise en charge des revendications des militaires à la retraite, notamment en ce qui concerne le dossier de logement. Pour rappel, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a ordonné aux walis de la République de recevoir les représentants des retraités de l’Armée afin de trouver avec eux des solutions au problème du logement. En ce qui concerne les pensions de retraite, Bessafa a reconnu, dans une vidéo diffusée le 7 juillet, l’absence d’une réponse des pouvoirs sur l’augmentation de cette pension.
Notons qu’en 2017 et 2018, la Coordination nationale des militaires à la retraite, des blessés, des radiés et des ayants-droit a mené des dizaines de mouvements de protestation à Alger et dans toutes les wilayas du pays. Des actions qui ont coûté une année de prison à plusieurs meneurs de la coordination, dont Ammar Hassini et Aziz Saïdi. Les services de sécurité ont recouru à la fermeture des routes et aux gaz lacrymogènes pour empêcher les anciens militaires d’accéder à la capitale.
Les militaires en retraite revendiquent entre autres une hausse conséquente de toutes les pensions de retraite des anciens militaires et des ayants-droit, une prise en charge médicale de qualité de toutes les personnes blessées dans l’accomplissement de leur devoir envers la patrie, l’accès aux logements sociaux et aux lots de terrain pour l’auto-construction.
Ils réclament également des licences de taxi pour les anciens militaires et les ayants-droit ainsi que l’ouverture des dossiers des militaires radiés pour raisons disciplinaires et autres.
A signaler que depuis le soulèvement populaire, le 22 février dernier, les militaires en retraite ont gelé leurs actions de protestation. <