Plus de 5 000 membres de l’Intersyndicale sont attendus aujourd’hui à Tizi Ouzou pour un sit-in national devant l’ancienne mairie de la capitale des Genêts.

« Il n’est d’ailleurs pas exclu que ce rassemblement se transforme en marche en direction du siège de la wilaya ». Cette manifestation, qui s’inscrit dans le cadre des plans d’action de l’Intersyndicale, a pour but de réaffirmer la détermination des syndicalistes à poursuivre leurs protestations et leur mobilisation contre le projet du code du travail, la loi sur la retraite et pour un pouvoir d’achat plus conséquent pour l’ensemble des travailleurs algériens. Le choix de la ville de Tizi Ouzou n’est pas fortuit pour les membres de l’Intersyndicale, comme l’explique Achour Idir, porte-parole du Conseil des lycées d’Alger (CLA). « Le choix de la ville a longuement été discuté lors de la réunion de préparation de cette action. Pour nous, il est déjà question de ne pas aller vers un affrontement inutile avec les services de l’ordre, vu que les rassemblements sont interdits dans la capitale. C’est l’une des raisons qui nous a poussé à choisir Tizi Ouzou qui se trouve également à proximité d’Alger», explique-t-il. En ce qui concerne l’action en elle-même, le syndicaliste explique qu’il est aussi question d’envoyer au gouvernement un « signal fort » en vue de la prochaine tripartie, qui se tiendra le 6 mars prochain à El Hadjar, Annaba, où pour l’heure les syndicats autonomes n’ont pas été conviés. Pour Achour Idir, les syndicats autonomes de la Fonction publique sont dans un « tournant historique », d’où pour lui l’importance de la mobilisation.
« L’action d’aujourd’hui est aussi un appel à la mobilisation car cette dernière est importante. On est dans un tournant historique. Aujourd’hui, on est fort du capital sympathie gagné auprès des différents segments de la société », dit-t-il. Pour ce qui est des 5 000 personnes attendues, le porte-parole du CLA affirme qu’il s’agit avant tout des militants et adhérents des syndicats autonomes membres de l’intersyndicale. « C’est avant tout, nos propres militants qui sont attendus, mais on espère être rejoint par d’autres secteurs de la willaya de Tizi Ouzou, puisqu’on considère que tous les travailleurs sont concernés par ces réformes », conclut notre interlocuteur. De son côté, Meriane Meziane, responsable du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest), affirme que la manifestation de Tizi Ouzou est aussi l’occasion d’« aller jusqu’au bout en ce qui concerne le décret 97/13 », relatif aux retraites et aussi de recueillir de nouvelles signatures par rapport à la pétition lancée par l’Intersyndicale pour l’annulation du décret en question. « La pétition est en train de circuler, elle a été également signée par les syndicalistes de la Sonatrach», indique Meziane.