L’Intersyndicale de la Fonction publique se réunira, aujourd’hui à Alger, pour évaluer et décider des actions à entreprendre dans les jours à venir quelques semaines après la promulgation de la loi sur la retraite et d’une réunion qui a regroupé par la suite une vingtaine de syndicats autonomes avec le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale.

« Cette réunion va décider du devenir de l’action de protestation menée principalement sur l’annulation de la retraite anticipée, et l’érosion du pouvoir dû à l’inflation et la dévaluation du dinar », indique Messaoud Amraoui, chargé de communication à l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef). «Nous allons décider de l’avenir des mouvements de grève et de mobilisation des syndicats sur le prochain code du travail, la loi sur la retraite… », dit pour sa part, Tarek Ammar Khoudja, porte-parole du Syndicat national autonome des postiers (SNAP), qui insiste sur le rejet des syndicalistes de la nouvelle loi sur la retraite. « Je pense que l’Intersyndicale va trancher en faveur de la grève et des débrayages, parce qu’on est déterminé à lutter contre la loi sur la retraite qui a annulé un important acquis social des travailleurs qui est la retraite proportionnelle», poursuit Ammar Khoudja. Dans le même ordre d’idées, Amraoui souligne qu’« il serait naturel qu’on poursuive les mouvements de grève et de protestations pacifiques, parce que la retraite proportionnelle est un acquis social et un droit fondamental des travailleurs ». Bien que promulguée et entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2017, la nouvelle loi sur la retraite continue d’être rejetée par l’Intersyndicale qui réunit une dizaine de syndicats autonomes. La campagne pour un million de signatures contre la loi sur la retraite se poursuit. Tous les membres de l’Intersyndicale de divers secteurs continuent de récolter des signatures pour ensuite demander aux autorités concernées le retrait de la loi », soutient Messaoud Amraoui.