Le Conseil consultatif du Front pour la justice et le développement (FJD) de Abdellah Djaballah a, encore une fois, expliqué les raisons qui l’ont poussé à contracter une alliance avec des formations de sa mouvance, Ennahdha et El Bina, d’obédience islamiste. Ainsi, Madjlis echourra de ce parti, tenu avant-hier à Alger, a souligné que l’alliance avec El Bina et Ennahdha a été dictée par « la nécessité de protéger le pays des attaques extérieures », mais aussi « pour former un rempart contre la violence et l’extrémisme ». Madjlis echoura, tout en saluant l’alliance, a estimé que ce choix est stratégique et qu’il l’est d’autant plus qu’il « vient à quelques mois des élections législatives ». Une élection à laquelle les partis de cette alliance participeront en bloc. Néanmoins, le parti de Djaballah n’exclut pas, outre mesure, « une coordination » avec d’autres formations

« pour le bien du pays ». Par ailleurs, le conseil consultatif du FJD a approuvé la feuille de route établie pour cette alliance en estimant que « la disposition des partis membres à entériner cette feuille de route est gage de réussite de ce regroupement stratégique ». Concernant l’actualité nationale, le conseil consultatif du parti de Djaballah a souligné que ce parti n’a « jamais cessé de tirer la sonnette d’alarme quant à la politique socioéconomique prônée par le pouvoir en place, notamment dans le secteur de l’Education ». Regrettant que le régime « s’est toujours abstenu de répondre aux interrogations et propositions de l’opposition ». Sur un autre volet, le conseil consultatif a tenu à condamner les derniers événements, notamment dans la wilaya de Béjaïa, considérant que « la violence n’est jamais la solution aux problèmes ». Dans un appel à ses militants, le conseil consultatif leur a demandé « de redoubler d’efforts pour attirer de plus en plus de force patriotique vers l’alliance » afin d’en faire « une force politique incontournable ». A souligner que le FJD de Djaballah et Ennahdha sont membres de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD). Cette alliance entre islamistes est-elle une mise à mort de la Coordination qui a donné des signes de fissures dès l’annonce de la tenue des élections législatives au printemps 2017 ?