« Notre congrès se tient dans des conditions économiques peu reluisantes pour le pays. Nous sommes conscients de la conjoncture et, par conséquent, nous essayons de minimiser les dépenses sur tous les plans. D’ailleurs, faute de moyens, nous nous sommes trimballé pendant longtemps de quartier en quartier à Alger à la recherche d’un siège national pour notre parti, mais nous avons tenu toujours bon par rapport à d’autres partis créés bien avant nous.

Et aujourd’hui, nous disposons d’un siège national digne de ce nom », dira Djamel Benabdeslem, président du Front de l’Algérie nouvelle, au début de son allocution lors de la tenue du premier congrès national de son parti au palais de la culture Mohamed-Boudiaf de Bordj Bou arréridj, en présence de centaines de militants venus des différentes régions du pays. Une conjoncture, a-t-il ajouté,qui exige de « laisser de côté les différends et de réunir le pouvoir, les partis proches du pouvoir, l’opposition, l’armée, la société civile et les intellectuels autour d’une solution et d’un projet national commun ».

« Dès la création de notre parti, en 2012, nous sommes entrés en force dans les élections avec 47 listes qui s’étaient soldées par 180 élus, dont 4 P/APC au niveau national. Et nous comptons défendre notre vision politique et nos idées que nous espérons, d’ailleurs, implanter dans les 1 541 communes du pays en vue des élections locales et législatives du 4 mai prochain », ajoutera-t-il. Il a dans ce cadre invité le peuple algérien à participer avec force aux prochaines élections, estimant que la politique de la chaise vide «n’apporte rien de bon».
En jouant la carte de la transparence, le patron du Front a tenu à étayer quelques chiffres, notamment les 777 millions de centimes, le budget de fonctionnement du parti durant les cinq dernières années, dont 60 millions de cotisations des militants destinées à l’impression et autres dépenses. « Même les moyens de transport ont été réduits au minimum pour alléger le fardeau des dépenses. La transparence est notre cheval de bataille dans notre action politique », précise-t-il. M. Benabdeslem a notamment fustigé le nomadisme politique qui, selon lui, ne contribue en rien dans la construction du parti ni dans la crédibilité du partisan. Le président du FAN a également considéré que certaines parties de l’opposition tentent de faire de « l’exhibition médiatique » au détriment de l’intérêt supérieur du pays, appelant à s’éloigner de tout ce qui sème la discorde et met en péril la stabilité du pays. Après la présentation du bilan moral et financier du parti, les membres du bureau ont été installés à l’unanimité.