Le ministre français de l’Economie, des finances et de la relance, Bruno Le Maire, a annoncé que le projet de loi de finances de 2021, adopté lundi en Conseil des ministres, réévalue la récession à -10% en 2020 et table sur une croissance de +8% en 2021. Le texte prend en compte un contexte sanitaire et économique «exceptionnel», marqué par une hausse de la dette, un soutien appuyé de l’Etat à l’activité économique ainsi qu’un plan de relance de 100 milliards d’euros. «Pour 2021, nous maintenons une évaluation de croissance à +8% car nous sommes convaincus que la France peut se redresser rapidement et que les mesures du plan de relance aideront à retrouver d’ici 2022 le même niveau de développement économique que celui que nous avions avant la crise», a déclaré le ministre au terme du Conseil des ministres.
Il a souligné que le projet de loi des finances-2021 est centré sur le plan de relance annoncé début septembre par l’exécutif en vue de faire face aux répercussions économiques de l’épidémie du nouveau coronavirus. Le texte est présenté dans un «contexte exceptionnel», a-t-il insisté, faisant observer que pour les fonds de 100 milliards d’euros, le gouvernement souhaite avoir «décaissé près de la moitié d’ici la fin de l’année 2021» et que d’ici la fin de l’année en cours, ce sont 10 milliards d’euros qui devront avoir été décaissés. «Le plan repose sur une politique de l’offre et d’investissement», a souligné le ministre, ajoutant que cette stratégie devait favoriser les relocalisations et la création «des emplois des 25 prochaines années pour les Français». Il a également évoqué le deuxième trait de ce plan de relance qui figure dans le projet de loi de finances, à savoir la baisse des impôts.
Le plan de relance s’articule autour de trois grands axes: le premier portant sur la transition écologique à hauteur de 30 milliards, le deuxième, doté de 30 milliards, se veut «un plan de réarmement industriel», tandis que le troisième axe de 35 milliards d’euros vise à renforcer la cohésion sociale et territoriale. n