Trois personnes, dont deux de nationalité algérienne, sont mortes mardi fauchées par un train vers 05H00 dans le sud-ouest de la France, près de la gare de Saint-Jean-de-Luz, a-t-on appris auprès de la justice et d’un élu local. Une quatrième personne est grièvement blessée, a précisé la source judiciaire. Il s’agit d’un homme âgé de 28 ans, selon ses déclarations aux secours. Gravement touché aux membres inférieurs et à l’abdomen, et souffrant d’une fracture du bassin, selon les secours, il a été transporté à l’hôpital et son pronostic vital est engagé. D’après la justice et l’entreprise ferroviaire française (SNCF), ces quatre victimes se trouvaient sur les voies au moment du passage du train régional, qui reliait Hendaye (ville frontalière de l’Espagne) au nord de la France. Les circonstances exactes du drame, survenu avant la levée du jour, n’étaient pas complètement connues en milieu de matinée. Les victimes étaient « allongées sur les voies sans que l’on sache pourquoi », a assuré à l’AFP Eneko Aldana-Douat, le maire de Ciboure, petite ville de quelque 6.500 habitants où s’est produit le drame, juste au sud de Saint-Jean-de-Luz. Selon lui, deux des victimes étaient des hommes de nationalité algérienne, âgés de 28 et 36 ans. « Une des victimes était déjà connue des services de police », a ajouté le maire, pour qui cela laisse penser que ces migrants étaient déjà sur le territoire français depuis quelque temps. Une enquête est en cours, menée par le commissariat de Saint-Jean-de-Luz et la police judiciaire de Bayonne. Le procureur de Bayonne devait tenir une conférence de presse dans l’après-midi. L’Espagne est l’une des principales portes d’entrée en Europe pour les migrants, avec 16.586 entrées irrégulières sur les sept premiers mois de l’année, près de 50% de plus qu’à la même période de l’an dernier, selon les chiffres publiés en août par le ministère espagnol de l’Intérieur. Le Pays Basque est l’un des importants points de passage, théâtre de drames comme en août la mort d’un migrant qui tentait de traverser le fleuve frontière Bidassoa pour passer en France. (AFP)