Le président français, Emmanuel Macron a demandé lundi « pardon » au nom de son pays aux harkis, auxiliaires musulmans ayant combattu aux côtés de l’armée française durant la Guerre d’Algérie (1954-1962), annonçant l’adoption prochaine d’une loi « de réparation« . « Aux combattants, je veux dire notre reconnaissance; nous n’oublierons pas. Je demande pardon, nous n’oublierons pas », a-t-il déclaré lors d’une cérémonie d’hommage au palais de l’Elysée, en présence d’anciens harkis, de leurs descendants, de responsables d’associations et de personnalités. Il a promis la présentation « avant la fin de l’année d’un projet visant à inscrire dans le marbre de nos lois la reconnaissance et la réparation à l’égard des harkis ». « L’honneur des harkis doit être gravé dans la mémoire nationale », a-t-il ajouté, en appelant à « panser les plaies » qui doivent être « fermées par des paroles de vérité, gestes de mémoire et actes de justice ». Emmanuel Macron, en demandant pardon au nom de la France aux harkis, estimant que la France avait « manqué à ses devoirs » à leur égard, va ainsi plus loin que son prédécesseur François Hollande qui, en 2016, avait reconnu « les responsabilités des gouvernements français dans l’abandon des harkis« .