Des militaires français, déployés dans le cadre du dispositif sécuritaire Vigipirate, ont été attaqués vendredi à l’aide d’une machette par un homme à l’entrée du musée du Louvre mais ont riposté en le blessant grièvement, selon les autorités.

Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, a déclaré qu’il s’agit «visiblement» d’une «attaque à caractère terroriste», et le parquet antiterroriste a été saisi de l’enquête. Les responsables français n’ont cessé d’indiquer que la menace terroriste est «très élevée» en France, un pays frappé par des attentats terroristes meurtriers depuis janvier 2015 qui ont fait plus de 200 morts et des centaines de blessés. L’identité de l’agresseur n’a pas été révélée pour le moment. Selon le préfet de police de Paris, Michel Cadot, les faits se sont produits vers 10H00 dans l’escalier qui descend dans cette galerie donnant accès au musée. Il s’est avancé vers quatre militaires de la force Sentinelle en proférant des «menaces». «Le militaire le plus proche, semble-t-il, a tiré pour se défendre face à l’agression», tirant cinq balles, «blessant sérieusement l’assaillant», a ajouté le préfet de police. Le ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, en déplacement vendredi en Dordogne (sud-ouest de la France), a décidé d’écourter son déplacement pour présider cet après-midi une réunion de travail avec les directeurs concernés par cet événement, indique un communiqué du ministère. Il a salué le «sang-froid» et le «professionnalisme» des militaires et des policiers qui ont permis de neutraliser «immédiatement» l’individu armé, tout en protégeant l’ensemble du personnel et les visiteurs présents. Le parquet antiterroriste, qui s’est rendu sur place, a ouvert une enquête de flagrance pour «tentatives d’assassinats aggravées en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle», a indiqué un communiqué. Un périmètre de sécurité a immédiatement été établi et l’accès a été interdit aux visiteurs. L’état d’urgence, en vigueur depuis les attentats du 13 novembre 2015 et reconduit pour la cinquième fois jusqu’au 17 juillet 2017, a permis aux services de sécurité d’établir 4.194 perquisitions, plus de 517 interpellations, 434 gardes à vue et la saisie de près de 600 armes dont 77 armes de guerre, rappelle-t-on. En 2016, 17 attentats avaient été déjoués, 420 individus en lien avec une organisation terroriste avaient été interpellés en France, selon des chiffres officiels.