Emmanuel Macron et Marine Le Pen jettent ce 22 avril leurs ultimes cartes dans la bataille qui les oppose au dernier jour de la campagne pour le second tour de la présidentielle française.

Au vu des derniers sondages, le président sortant, donné vainqueur dans une fourchette de 54 à 56,5%, est bien parti pour remporter une seconde élection de suite.

A l’étranger, la victoire du président sortant est espérée car on redoute de voir l’extrême droite prendre les rênes d’une puissance mondiale, membre du conseil de sécurité de l’ONU et dotée de l’arme nucléaire. Les dirigeants allemand, espagnol et portugais ont appelé jeudi à choisir le “candidat démocrate” en France.

Bon nombre de chancelleries, déjà consternées par le score de l’extrême droite au premier tour, sont peu désireuses d’assister à une réplique des séismes populistes du Brexit et de l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis.

Le 10 avril, plus de 30% des Français ont voté pour un candidat d’extrême droite — Marine Le Pen a recueilli 23,15% des suffrages, l’ancien polémiste Eric Zemmour, 7,07%.

Au soir de son élection en 2017, Emmanuel Macron avait pourtant promis de “tout” faire pour que les électeurs “n’aient plus aucune raison de voter pour les extrêmes”.