La candidate d’extrême-droite à la présidentielle française Marine Le Pen a déclaré hier que son premier acte vis-à-vis de l’Algérie, si elle était élue, serait de conditionner tout octroi de visa à la réadmission de ressortissants algériens «indésirables» dans leur pays. «Mon souhait est d’emblée de conditionner tout nouvel octroi de visa au profit de ressortissants algériens, toute autorisation de transfert de fonds, toute acquisition de propriété en France par un dignitaire algérien, à plusieurs éléments, incluant une mise en oeuvre effective de la réadmission par les autorités consulaires algériennes en France», a-t-elle dit lors d’une conférence de presse de présentation de son programme en matière de politique étrangères. Elle a déploré à cet égard «la forte réticence algérienne à mettre en oeuvre une politique de réadmission de ressortissants indésirables sur le sol français». «Les Algériens qui vivent déjà en France et se comportent conformément au droit français, respectent nos us et coutumes et aiment la France, ses traditions, son histoire, sa culture, qui bénéficient d’un contrat de travail et qui nous enrichissent de leur savoir-faire, ce qui constitue, je pense, la majorité d’entre eux, n’ont pas de raison de ne pas être invités à y rester», a-t-elle assuré. «Les autres, certes minoritaires, devront partir et les services consulaires algériens devront délivrer des laissez-passer en respectant la décision souveraine de la France d’éconduire de son sol tout étranger qu’elle juge indésirable, même d’ailleurs sans condamnation pénale», a-t-elle souligné. Marine Le Pen a promis un «discours décomplexé, clair et lisible pour l’Algérie», et au-delà une volonté «d’entretenir des relations amicales» avec ce pays. La France avait déjà annoncé une réduction du nombre de visas accordés aux ressortissants du Maroc, de l’Algérie et de la Tunisie en raison du «refus» de ces pays du Maghreb de délivrer les laissez-passer consulaires nécessaires au retour des immigrés refoulés de France. <