L’UE a fraîchement accueilli hier lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a profité d’une visite inédite à Bruxelles afin de plaider pour que les Européens reconnaissent Jérusalem (Al Qods) comme la capitale d’Israël à l’instar du président américain Donald Trump.

«Je pense que tous les Etats européens, ou la plupart, déménageront leurs ambassades à Jérusalem, reconnaîtront Jérusalem comme la capitale d’Israël et s’engageront de manière énergique avec nous pour la sécurité, la prospérité et la paix», a déclaré le Premier ministre israélien peu avant un petit-déjeuner de travail. En réponse, la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne a eu ses mots : «Il peut garder ses attentes pour d’autres, parce que du côté des Etats membres de l’Union européenne, ce geste ne viendra pas», a vertement répliqué Mme Mogherini après la rencontre, qui a duré une bonne heure de plus que prévu. «Nous pensons que la seule solution réaliste au conflit entre Israël et la Palestine est basée sur deux Etats, avec Jérusalem comme capitale des deux Etats, suivant les frontières de 1967. Ceci est notre position consolidée», a-t-elle souligné, insistant sur «l’unité» des Européens à ce propos.
Jugeant crucial de «relancer le processus de paix même en ces temps difficiles», Mme Mogherini a également estimé que «le pire qui pourrait arriver maintenant est une escalade des tensions, de la violence». La colonisation reste aux yeux des Européens l’un des principaux «obstacles à la paix», alors que le gouvernement israélien a relancé en octobre des projets de construction de milliers de logements de colons en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est annexée.