Le projet de montage de véhicules de marques Volkswagen, Skoda et Seat s’étendra à la production locale de pièces détachées en Algérie en partenariat avec le Groupe algérien Sovac et Belectric soumissionnera aux appels d’offres pour la production de 4 000 mégawatts d’électricité à partir de l’énergie solaire de type photovoltaïque, avec un tissu de sous-traitance industriel de PME-PMI dans les deux domaines.

L’annonce a été faite, hier, à Alger par les représentants des deux gouvernements et confirmée par les représentants des sociétés lors du Forum économique algéro-allemand. Une proposition sera faite dans ce sens par le vice-ministre allemand de l’Economie et de l’Energie, Uwe Karl Beckmeyer aux autorités algériennes, selon ses propos. Il ne craint ni la concurrence japonaise ni chinoise, a-t-il relevé. Le Forum s’est axé sur les succes stories réunissant les deux pays en Algérie. Le premier projet en cours de réalisation déjà annoncé d’« envergure » est l’usine d’assemblage de quatre modèles de véhicules des trois marques produites par le Groupe Volkswagen, Golf 7, Ibiza, Octavia et le Caddy. Le coût du projet n’a pas changé et demeure de 170 millions d’euros, sans le coût du futur projet d’extension pour la production des pièces détachées. Le PDG de Sovac a parlé d’« un véritable projet de société et de transfert de technologie ». Le projet implanté à Relizane sur 150 hectares (ha) produira 30 000 véhicules en 2018 pour atteindre dans cinq ans 100 000 unités avec un taux d’intégration locale de 15% entre 2017 et 2019 pour passer à 40% entre 2020 et 2022, a développé Patrice Franke, directeur général de Sovac. Ce projet créera 1 800 emplois directs, a avancé M. Franke, qui a signalé que l’entreprise reçoit 1 000 candidatures/jour et 100 à 120 entretiens d’embauche sont effectués chaque jour, ajoute la même source. Pour réussir leur pari, Sovac et son partenaire Volkswagen consacreront 8 000 journées de formation au profit de leurs personnels en Allemagne, en Espagne et en République tchèque, où le constructeur allemand possède des usines. Au fur et à mesure, le projet s’étendra en trois phases, selon M. Franke sans en dire plus.
L’autre projet en partenariat allemand dans l’industrie mécanique est celui avec le Groupe Daimler pour le montage de véhicules de la marque Mercedes Benz avec le ministère de la Défense nationale (MDN), la Société nationale de véhicules industriels (SNVI) et un groupe émirati Aabar. Dans ce projet, trois sociétés mixtes ont été créées en 2012. La Société algérienne pour la production de poids lourds Mercedes-Benz (SAPPL.MB) à Rouiba, la Société algérienne pour la fabrication de véhicules de marque Mercedes-Benz (Safav) à Tiaret et la Société algérienne de fabrication de moteurs de marque Mercedes-Benz, Deutz et MTU à Constantine.
Le Directeur général de l’EPIC-Tiaret, Smaïl Krikou, est revenu sur ce projet en insistant sur Safav, qui emploie 380 personnes en Algérie. L’usine produit 2 000 véhicules/an. Elle a atteint 2 800 unités à ce jour et prévoit l’assemblage de 1 600 véhicules en 2017 avec 15 types de conversion. Pour le Sprinter avec une capacité annuelle de 6 000 unités, 7 600 véhicules ont été réalisés depuis son entrée en production.

Production d’insecticides
Le Groupe Henkel, leader des détergents, a signé hier avec la filiale d’Asmidal, Alphyt, pour la production d’insecticides en Algérie. Henkel possède deux sites de production des marques Isis, Le Chat, Prill et Bref, à Réghaïa et à Chelghoum Laïd.
Entrée en partenariat avec le groupe public Enad en 2000, Henkel a acheté le reste des parts de celle-ci pour devenir actionnaire unique. Il a investi plus de 30 millions d’euros en 2017 dans l’usine de Chelghoum Laïd, selon son représentant. L’entreprise fait travailler 750 Algériens en emplois directs et 2 300 autres en indirects, selon la même source.

Belectric soumissionnera aux prochains appels d’offres
Dans le domaine de l’énergie, le Groupe allemand Belectric GMBH, spécialisé dans le renouvelable (ENR), a annoncé ses intentions de soumissionner aux appels d’offres portant sur la production de 4 000 mégawatts qui sera lancé prochainement par le ministère de l’Energie.
Il a construit plus de 280 parcs solaires à travers le monde, selon Jochen Meyer, représentant du groupe allemand. Pour lui, « l’Algérie est un pays-clé ». C’est pourquoi, il « souhaite massivement investir dans les prochaines années en Algérie », a déclaré M. Meyer qui a clairement dit : « Belectric va participer aux prochains appels d’offres en Algérie et compte mettre en place localement la fabrication de composants avec des partenaires locaux. Ainsi, des matériaux locaux seront utilisés dans la réalisation de centrales électriques solaires ». Enfin, les investissements allemands totalisent 24 milliards de dollars, selon Abdelkrim Mansouri, Directeur général de l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI).